Les Femmes s’en mèlentCe jour là, je me demande ce qui m’a pris… Je découvre à peine Frida Hyvönen. Et j’achète directement l’album et dans la foulée, 2 places pour le festival les femmes s’en mêlent. Ça doit ressembler à un genre de coup de foudre… Enfin, j’ai été vite décidé, puisque pour la même soirée, je vais découvrir Frida et revoir, non sans plaisir, Clare & The Reasons.

Ce lundi 27 avril, je me rends donc sous la pluie au théâtre de Marigny pour aller partager un peu de l’univers de ces deux chanteuses. Je n’avais pas bien réfléchit à ce que pouvait donner un concert dans un (vrai) théâtre. Je suis tout d’abord effrayé par la salle qui à 20h30, heure H (officielle) n’est toujours pas remplie. Et je m’inquiète également en contemplant du haut de mon balcon, la salle et son public : pas gagné, gagné, cette affaire…

Frida Hyvönen

La lumière s’éteint, petit à petit alors que Frida et son girlsband font déjà leur entrée. Elles n’ont pas froid aux yeux, ces trois filles… Leur tenue bof bof me laisse perplexe, des collants noirs, des juste-au-corps noirs et un accessoire pour chacune dans les tons vert ou kaki par dessus qui ne cesse de déranger Frida de par sa complexité. Enfin, les 3 filles lancent leur set. La rigueur est là : c’est en place, on envoie et c’est carré, limite plat…

Frida HyvönenMais notre chanteuse pianiste est un drôle de personnage. Si le rythme est tenu de main de fer par la bassiste au hochement de tête répétitif et une batteuse un peu trop « scolaire », la fantaisie est quand même bien présente. Frida se lache entre les morceaux, improvise, fait un tour du piano, comme ça pour rien, du grand n’importe quoi… Autant dire qu’avec ce show et la voix de Frida, le public est conquit et ne manque pas battre le tempo d’applaudir dès qu’il le peut, comme au milieu d’un morceau lorsque la batteuse se lève pour nous proposer un peu de claquettes, niveau débutant. Enfin, tout le monde a été convaincu, les Scandinavian Blonde étaient là (vu qu’à la pause…) et elles ont aimé ça (et moi aussi).
Le myspace de Frida Hyvönen

Clare & The Reasons

Clare & The ReasonsPour la suite, ayant vu le groupe quelques mois auparavant, j’espère ne pas voir le même spectacle. Levé de rideau, banco ! Tout le groupe est debout, vétu de rouge : whaou, ça pète dans ce théâtre. Il y a toujours des violons, du violoncelles et un un clavier (pas de batterie !). Clare est à la guitare. Le début du concert a un air de déjà vu. Et dès le 3ème morceau : nouvelle chanson ! Trop difficile à suivre et surement pas tout à fait en place, ça a été un peu dur. Mais la suite est bien meilleure avec encore de nombreux nouveaux morceaux, mais plus ajustés, ceux-la. Et c’est là que je me rends une fois encore compte que cette bande de musiciens, aussi simple que peut sembler leur jeu ou leur orchestre, n’a rien à voir avec n’importe quel autre groupe. Ils osent, se lancent, et toujours avec des arrangements pointilleux et minimalistes. Le set transpire de générosité. Et quand la voix feutrée de Clare est là, le charme opère et c’est toujours avec plaisir que je me laisse séduire par Clare qui me chante « i like to cook for you in my underwear« . Voilà, voir et écouter Clare & The Reasons, c’est se laisser séduire par des arrangements d’orchestre de chambre sur fond de musique pop au millimètre et une voix, aaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhhhhh…

Le myspace de Clare & The Reasons

Tags :

VOS COMMENTAIRES
Les commentaires sont fermés pour ce billet