Route du Rock – Jour 3 – 16/08/09 

Publié par le 23 août 2009

La nuit au Fort Saint-Père

Voilà, le festival touche à sa fin. On hésite entre nostalgie de tous les bons moments trop vite passés et excitation à l’idée d’un dernier jour qui s’annonce grandiose. Au programme de ce dimanche : Andrew Bird, Dominique A et Grizzly Bear entre autres…

Mais on commence cette dernière journée comme la veille par une bonne glande sur la terrasse de notre maison d’hôte à discuter avec les rédacs de Papelar puis par un passage rapide à la plage où l’on s’empresse de taper nos impressions sur les concerts de la veille, ébauches des articles postés tout au long de cette semaine. Le temps passe vite et il est déjà l’heure se rendre au fort.

Bill Callahan : Put Billy on Prozac

Vous connaissez Perry Blake ou The National ? Et bien Bill Callahan, ça ressemble un peu au premier en moins electro ou aux seconds en moins puissant. Avec sa coupe de premier de la classe et sa chemise blanche entre-ouverte, Bill nous sert de la monotonie en barre. Ses chansons répétitives et sa voix monocorde nous font rapidement dire qu’il y’a des limites à l’introspection… Alors Bill, un conseil, file chez le psy : la neurasthénie, ça se soigne.

Andrew Bird : Big A (part 1)

Après l’épisode dépressif qui a précédé, on est ravi de retrouver Andrew Bird sur scène. Andrew, on l’avait vu il y a 2 ans à l’Olympia dans le cadre du Festival des Inrocks. On avait été impressionné par la maîtrise technique du bonhomme mais il manquait un petit supplément d’âme, peut être simplement un groupe complet, pour lui permettre d’exprimer toute la richesse de ses compositions en live. Ce soir ils sont 3 pour l’accompagner. Les boucles sont toujours là, mais c’est un vrai groupe qui se produit sur scène. Et cela se ressent. Les compositions ont gagné en homogénéité, Andrew est moins à ses instruments et plus à son public. Comme si le fait d’être libéré du poids d’une partie de la musique lui permettait enfin de prendre son pied sur scène. Du coup ce n’est plus uniquement le petit génie siffleur que l’on a en fasse de nous mais un vrai leader qui assume son statut de pop star. Et nous on en profite pour prendre notre première claque de la soirée avec une prestation à couper le souffle !
Alors allez voir Andrew en concert, non seulement ça vaut le détour mais comme on l’a entendu dans le public après le concert : « C’est énorme !!! Et en plus, il ne joue jamais la même version… »

Dominique A : Big A (part 2)

A peine le temps de nous remettre, et voici le grand Dominique qui entre sur scène. Cette fois, je vous livre tel quel ce qui a été écrit dans la foulée du concert. Car impossible une semaine après de mieux exprimer toute l’intensité de ce que j’ai personnellement ressenti pendant cette heure de concert. Alors deux points, ouvrez les guillemets :

« Dominique A, c’est l’exception culturelle française de cette édition de la Route du Rock. Le 1/18e français du festival. Et ce soir l’exception française elle a été grande, elle a été belle, elle était seule sur scène mais elle s’est pas démontée. Elle a fait hurler les filles et danser les foules. Elle nous a fait rire et elle nous a fait chanté aussi. Elle a bastonné sa guitare comme si sa vie en dépendait. Elle m’a tiré des larmes comme peu d’artistes avant lui. Ce soir grâce à Dominique j’ai jamais autant aimé l’exception culturelle française. »

Grizzly Bear : Ours de laboratoire

Une belle expérience musicale que la prestation des Grizzly Bear. Expérience qui renvoie d’ailleurs à celle vécue lors du premier soir de festival avec les Tortoise. Des compositions complexes (qu’on qualifierait bien de post-folk) et des coeurs cosmiques : tout impressionne chez ces jeunes américains. Alors ok, ça bouge moyen et c’est pas évident de s’y retrouver dans cette musique à (trop nombreux) tiroirs. Mais sous les étoiles du Fort Saint-Père, il y a comme un côté mystique à savourer les orchestrations rondement léchées de ces ours.

Simian Mobile Disco : Move your body !

Difficile de savoir quoi penser de Simian Mobile Disco sur scène, comme il en va souvent de l’electro en live. La majeure partie de la musique semble provenir de bandes et pourtant les 2 docteurs Mabuse de SMD courent partout autour d’une machine infernale à produire du son… Est-ce uniquement pour le show ou y’a-t-il une vraie plus value à leur hyperactivité scénique ? Difficile à dire. Mais l’intérêt est finalement ailleurs. Pour peu qu’on accroche (1 sur 2 dans notre cas), SMD est juste un très bon moyen de danser dans la nuit malouine. Histoire d’en profiter jusqu’au bout.

Cette fois c’est bien terminé. Tant pis pour Autokratz mais demain on se lève top pour cause de cours de cuisine chez notre pote Manu de la Cuisine Corsaire à Cancale. A très vite pour un dernier post bilan de cette 19e édition de la Route du Rock, collection d’été.

Crédit photo : ©2009 à l’écoute

 

A lire également :
Route du Rock – Jour 1 – 14/08/09
Route du Rock – Jour 2 – 15/08/09

Tags :

VOS COMMENTAIRES
Les commentaires sont fermés pour ce billet