The Dodos à la maroquinerie - 07/09/09Encore un concert révélateur du bien fondé de la scène et des salles aussi. D’ailleurs un énorme merci à la Maroquinerie d’organiser des « petits » concerts avec ces artistes qui partagent une mousse en sortant, tranquillou. Sacré ambiance ! Mais je m’égare. Pas forcément très motivé, je me suis laissé entrainer par des amis : il y a quand même 3 groupes…

The Dodos : ensorcelant

J’ai écouté la veille brièvement : « Mouais… ça va que le concert est à la Maro. » Mais j’aurai été bien bête de louper ça. Vous avez déjà vu un groupe de rock guitare-batterie-xylophone. En plus de cette formation déjà atypique, le batteur n’a pas de grosse caisse… Et pourtant, on entend que ça de la batterie ! Les morceaux sont terriblement soutenus par cet ensemble rythmique souvent à coup d’enchainement sur les multiples toms. Ca commence bien !

Et dans ce brouhaha, il y a aussi du xylophone donc… Et ouais, sur tous les morceaux ! Et même occasionnellement, il se transforme en instrument à lame frotter (comme un violon, si vous préférez, avec un archet !). Enfin, il reste le chanteur et sa guitare au jeu multiples. Maintenant que j’ai planté le décors, si on parlait musique… Pas facile… The Dodos, c’est avant tout une atmosphère. Je les classerai bien dans la famille Grizzly Bear, une chouille expérimentale, mais pas trop et avec des arrangements peu conventionnels, forcément, des rythmes tout en cascade. La guitare change facilement de couleur dans un même morceau enchainant arpèges et rythmiques, le xylophone pose ses notes magiques et la batterie cavale. Le contraste est assez déstabilisant, mais suffisamment riche pour y adhérer facilement. La musique de The Dodos envahit d’abord la salle, les gens et finalement nos esprits. Les morceaux s’enchainent en vous racontant des histoires (celles que vous aurez envie d’entendre), et le public est suspendu aux mélodies envoutantes. J’étais rentré pas très convaincu et je suis ressorti presque la larme à l’oeil de bonheur…

Wye Oak : Me parle plus jamais dans l’oreille !

Alors que ma voisine s’apprête à me révéler un secret de la plus haute importance, nous sommes surpris par l’attaque franche et musclée du groupe. Ça fait « Bouammmmmmm » dans mon oreille droite – nano acouphene. Mais qu’est ce que c’est que ce raffut ? Presque rien : un petit duo constitué d’une chanteuse guitariste et d’un batteur manchot. Sa main gauche est sur le clavier, la droite  sur la batterie. Il s’agit d’une batterie un peu plus sommaire que d’ordinaire, mais à peine. Et quand ils jouent tous les deux, ils vous posent un truc claquant, quelque chose d’assez incroyable en fait et difficile à décrire. Les parties calmes, limites toutes douces s’enchainent sans transition avec d’autres mouvements beaucoup plus vifs et rocks ! Et le show se prête très bien à l’oeil car l’enchainement de ces mouvements provoque forcément des manières de jouer différentes. Le batteur s’amuse à faire rouler sa baguette pour varier le son de ses attaques sans jamais perdre son objectif premier : donner le tempo. Enfin, ça décoiffe. C’est frais. C’est nouveau et on va vous en reparler ! (même c’est déjà fait !)

Mina Tindle : une jolie pousse

Je vous en avais déjà parlé . Elle est toujours aussi charmante. Et elle a toujours son joli brin de voie. Elle nous livre ses compositions sympathiques aux orchestrations variées : boucle vocale, assez balèze, piano voix, guitare piano et voix. Et les musiciens qui l’accompagnent ne sont pas en reste surtout quand l’un 2 doit jouer 3 instruments dans un même morceau. C’est le retour de l’homme orchestre. L’enchainement n’est pas aisé : si vous avez déjà vu Cocoon sur scène, y’a un peu de ce coté bricolo mais en moins pire ! Enfin, l’ambiance est plutôt sympathique. On peut presque tout se permettre, alors faut pas se géner…

The Dodos on myspace

Wye Oak on myspace

Mina Tindle on myspace

Crédit photo : ©2009 à l’écoute
 

Tags :

VOS COMMENTAIRES
RACHIDA D.
LE 13/09/2009 À 18H43

soyons clairs: je n’allais révéler aucun secret ….

MAGIC
LE 14/09/2009 À 17H09

C’était pas un secret ? Roh, je suis déçu… M’enfin, comme c’était bien, je t’en veux même pas, Rachida !