The First Days of SpringDécouvert l’an dernier lors de la seconde soirée de la Blogothèque, Noah and The Whale avaient autant convaincu sur scène qu’ils avaient déçu sur CD. Leur prestation avait été un vrai bon moment, de ceux où l’on tape des pieds, bat des mains, pousse des Yeaaaaaah et des Wahouuuuu, et qui donne l’espoir d’une heureuse découverte sur disque. Tel ne fut donc pas le cas. L’énergie dégagée sur scène était malheureusement absente de l’enregistrement studio. Ce premier opus avait donc rejoint la cohorte des albums pop indies sympas mais qui ne tiennent pas la semaine.

Charlie Fink et ses acolytes nous reviennent avec une nouvelle aventure baleinière : The First Days of Spring. Et autant le dire tout de suite, on peut prédire à ces 11 titres une durée de vie autrement plus longue qu’à leurs prédécesseurs. Car la surprise est de taille. Le cétacé un peu lourdaud des débuts a laissé la place à un majestueux mammifère marin !

Tout commence avec The First Day of Spring, morceau éponyme qui s’apprécie comme un long travelling sur un paysage du Midwest américain. Our Window et I Have Nothing poursuivent ce voyage entamé à travers les régions des Grandes Plaines. Les arrangements de cordes ou de choeurs ont la majesté de cette nature sauvage, ils accompagnent avec grâce la voix de Charlie qui a acquis une maturité surprenante en quelques mois. Autre motif d’étonnement : la lenteur du tempo des morceaux. Le groupe semble avoir décidé de prendre son temps pour poser son univers (sonore et visuel). En ralentissement le rythme, la musique des anglais a trouvé une force évocatrice rare. Les 2 intermèdes instrumentaux renforcent encore ce sentiment. Et lorsque le rythme s’accélère, c’est pour Love of an Orchestra, parenthèse grandiloquente qui sonne presque comme une (bienheureuse) boutade au milieu de l’album. Vient le moment de Stranger, probablement l’un des plus beaux morceaux de ce second opus. Les cordes évoquent la bande originale de The Straight Idea (Une Histoire Vraie) de David Lynch. Le film raconte la traversée en tondeuse à gazon d’un vieil homme pour rejoindre son frère mourant. L’émotion provoquée par l’histoire est merveilleusement soutenue par les compositions d’Angelo Badalamenti. Les arrangements de Stranger possède cette même capacité à émouvoir, à provoquer des frissons à chaque écoute. Vient ensuite Blue Skies, autre grand moment, porté par des percussions et des choeurs qui en font un morceau quasi-religieux. L’album se termine en douceur avec My Door Is Always Open. Le son folk de ce morceau se situe encore et toujours de l’autre côté de l’Atlantique avec la très belle présence d’une pedal steel et de voix que ne renieraient pas les Fleet Foxes.

Enfin un mot sur les paroles. Les thèmes abordés sont simples et donc universels : l’amour, la rupture, l’abandon. Mais là où The First Days of Spring sait trouver son identité propre, c’est dans l’optimisme qu’il sait entretenir tout au long de ses onze morceaux, ce même optimisme qui nous habite aux premiers jours du printemps…

Retrouver Noah and the Whale sur leur myspace et en concert le 18 septembre au Café de la Danse.

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VOS COMMENTAIRES
ALAIN
LE 15/09/2009 À 23H44

See u there si tu y vas. Tres bon album

BEB
LE 15/09/2009 À 23H54

Oui j’y serai ! On se voit vendredi donc 😉