The Drums – Portamento 

Publié par le 26 septembre 2011

J’avais découvert The Drums avec Let’s Go Surfing extrait de l’album Summertime. Ce titre sonnait pour moi comme le retour de la Surf Music (même si le groupe vient de Brooklyn) apportant avec lui un souffle de fraicheur et un relent de jeunesse, une époque de l’adolescence où beaucoup de garçons rêvent d’être un surfeur pour séduire les filles (et les filles rêvent de beaux surfeurs, forcement…) !

Ce second album, Portamento, garde ce léger parfum de wax (vous savez, ce truc qu’on étale sur la planche pour adhérer). Et même si cette odeur n’est que virtuelle, je dois dire que ça colle toujours, d’autant qu’aux bases de cette musique se sont ajoutés pas mal de maturité, un petit gout d’amertume et une part d’ombre plus importante. Les titres s’enchainent donc avec une grande homogénéité et des sons d’instruments assez brutes aux lignes épurées.


On retrouve toujours les chœurs et le tempo enjoué des parties de guitares. Et si les notes sont répétées à l’infini sans interruption (ou presque) par Jacob Graham, la ligne mélodique n’est pas pour autant simpliste.Mais ce qui  est vraiment nouveau sur ce 2e opus, c’est la couleur. Passé les premiers titres accrocheurs du début de l’album dont le premier single, Money (j’en avais déjà parlé ici), on trouve des titres plus sombres avec des arrangements plutôt dérangeants. Le premier morceau vraiment surprenant est Searching For Heaven où les guitares disparaissent totalement pour laisser la place à un synthé tout droit sorti des années 80 avec quelque chose de la Cold Wave ou un truc du genre, solo avec la voix de Jonathan Pierce.

Les titres qui viennent ensuite renvoient alors tous une part d’ombre, comme Please Don’t Leave, même si les guitares sont de retours, synthé en couche de fond. If He Likes It Let Him Do It s’annonce d’entrée de jeu avec sa ligne d’arpèges légèrement dissonante et angoissante mais c’est encore rien à coté de I Need A Doctor ou In The Cold, vraiment sombre et dérangeante ou encore How It Ended, dernier titre de l’album, plus apaisé. Au final, l’album mute tout au long de l’aventure sonore, partant de quelque chose vraiment enjoué à une sorte de dépression, les gars scratchés sur les rochers… Rien de surprenant quand on sait que « Portamento » est un terme italien issu du vocabulaire musical qui signifie le passage d’un état à un autre.

On en arrive à se demander à quoi ressemblera le prochain enregistrement. Mais pour le moment, on a encore largement le temps de découvrir et d’explorer Portamento.

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