Cela faisait 8 ans que le Festival des Inrocks avait déserté Lyon. Pour sa 24ème édition, le festival rejoint l’équipe du Transbordeur le temps d’une soirée. Et l’affiche nous a tellement alléché qu’à l’écoute s’est délocalisé en totalité le temps d’un week end.

Other Lives

C’est le premier concert et la première très belle surprise. Ils auraient probablement dû jouer plus tard. Mais visiblement, cela ne les gène pas d’ouvrir le bal. Personnellement, j’ai trouvé ça un peu difficile d’attaquer par un groupe aussi mélodique dans un lieu inconnu.

En effet, c’est un mini Transbordeur ce soir, puisque le concert a lieu au Club, et c’est ma première fois puisque je n’ai fréquenté que la grande salle jusqu’à maintenant. J’ai plus l’habitude de venir chercher mes bières ici, puisque ça n’est rien d’autre que le bar ! Et le très bon coté, c’est que nous ne sommes pas 1800 mais à peine 500 personnes ! Et comme le concert a été décalé, nous nous retrouvons aux premières loges, tant pis pour les retardataires !

Que vous dire de plus que ce qu’on a déjà fait lorsqu’on vous en parlait en aout en classant le groupe dans notre rubrique meilleur groupe du monde. C’est toujours vrai. Les musiciens sont extraordinaires, d’une rigueur impressionnante, doué d’un talent inouï. Pendant toute la durée du concert, ils ont au moins chacun 2 instruments en main. Rien d’étonnant pour un chanteur guitariste, pianiste à ces moments, mais beaucoup plus pour un guitariste violoniste trompettiste, par exemple. L’orchestration est ambitieuse et généreuse. Et pourtant, les mélodies sont évidentes et ne souffrent d’aucune fausse note. Il n’y a plus qu’à se laisser envouter. D’ailleurs, ça marche. Tout le monde adhère, sans parler des fans qui sont venus pour ce concert après avoir préalablement appeler le Transbo pour être certain de l’horaire de passage !

Mona

Le ton est donné, la soirée va être incroyable et c’est déjà dur de retomber…. Jusqu’à l’arrivée de Mona, 4 garçons, 4 Fonzie (ou presque) qui vont nous jouer un rock pas très sophistiqué, plutot bourrin même. La descente est assez violente. Mais il y a des fans dans la salle qui mettent l’ambiance…

Alex Winston

Puis toujours dans l’énergie, c’est au tour de cette jeune fille qui s’est fait connaitre par ces reprises : The Cave de Mumfords & Sons, Play With Fire des Rolling Stones ou encore Pull My Heart Away de Jack Penate suivies de la sortie de l’EP Sister Wife. Je m’attends à passer un bon moment grace à ses titres pop folk voir soul. Mais pas à cette débauche d’énergie. Elle est là avec une jolie petite troupe de musiciens, plutot serrée sur la petite scène, et sa sœur en choriste. Et ça envoie. Je suis juste en dessous elle et j’ai l’impression que je vais devoir la rattraper par moment, qu’elle va partir en slam. Naturellement, elle ne va pas jusque là mais donne son tambourin à une autre groupie du premier rang (grrrr), descend dans la fosse pour danser avec le public. Pendant une demie heure, la scène a été prise d’une espèce d’euphorie, plutôt contagieuse. Comment résister à une telle générosité !

Timber Timbre

Je les ai déjà vu l’année dernière à l’Epicerie Moderne (Je ne vous en avais pas parlé : j’ai le droit d’en garder pour moi aussi, des fois, non ?). Du coup, j’ai une bonne idée de ce qui m’attend ! Et je me réjouis de savoir que je vais pouvoir à nouveau m’évader vers des contrées imaginaires sauvages, douces et probablement légèrement hantées. Et à l’inverse de la scène précédente, on se retrouve au calme, sans aucun jeu de lumière, 2 baladeuses rouges posées sur la scène. Taylor Kirk s’assied. Le silence s’impose et la magie opère.

NB : pas de photo pour les Timber Timbre, Taylor Kirk étant quelque peu frileux quand il s’agit de son image…

En conclusion…

Messieurs Les Inrocks, vous revenez l’année prochaine, hein ? C’est sûr ? On n’en reprend pas pour 8 ans ?

 

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Crédit photo : ©2011 B. Barnéoud
 

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