An Evening with Neil Hannon

Soirée du 14 juin à Lyon, ça y est, il y a comme un air d’été dans l’air, 2ème jour de beau temps après un déluge quasi continu depuis le début du mois d’avril et 1ère soirée aux Nuits de Fourvière ! C’est dans ses conditions que le chanteur de Divine Comedy fait son entrée, sous un couché de soleil radieux, accompagné du chant des oiseaux et d’un public bien entendu déjà conquis par l’un des plus célèbres groupes de pop orchestrale s’il en est. Cependant ce soir, c’est solo piano ou guitare.

Après une brève introduction en français rappelant l’usage de l’Odéon antique Romain, l’élégant dandy se lance au piano et commence tout simplement par quelques titres de son dernier album, très appropriés à la configuration du jour. C’est Assume The Perpendicular pour l’ouverture suivi de The Complete Banker. Et la soirée va se poursuivre ainsi, en égrainant quelques morceaux choisis de ses nombreux albums. Quand il passe à la guitare, c’est pour nous interpréter Someone tiré de A short album about love, puis Perfect Lovesong…

Et ce qui va finalement caractériser cette extraordinaire soirée, c’est la décontraction du Monsieur, ces réflexions, ces plantages, ces commentaires… Il s’amuse à faire toutes les parties de ses morceaux, déjà très orchestrés, solos compris. Du coup, la partition peut être ponctuée de « fuck off » ou « shit » quand il lui manque quelques accords (Someone) ou quand quelques fausses notes surviennent en plein solo. Certains morceaux sont également accompagnés par d’admirables chœurs, d’une incroyable foule de fans, sur le final de Perfect Lovesong et National Express, notamment. Mais l’orchestre du public sait aussi très bien taper des mains, claquer des doigts en s’adaptant aux nuances sur At The Indie Disco ou siffler sur Song Of Love.

Quant au héros de la soirée, il s’amuse lorsqu’il doit monter dans les aigus en se moquant de lui même et du « young Neil » qui a composé ces parties musicales difficiles à chanter aujourd’hui… Et comme tout ça ne suffit pas, Neil Hannon va même jusqu’à laisser place à la nature très présente dans ce site préservé : « Bird Solo ! » en jouant piano piano sur The Lost Art Of Conversation (comme fait exprès…) lorsqu’un volatile improvise sur sa mélodie. Il y a même une « cascade » avec un roadie qui vient décaler brillamment le capodastre de la guitare en plein morceau…

Une soirée mélodique, donc,charmante, émouvant et pleine de rebondissements… Et ce soir là, ça a été bien vrai : Tonight We Fly !

 

Tags :

VOS COMMENTAIRES
Les commentaires sont fermés pour ce billet