La température qui monte crescendo : entre folk psychédélique et blues électrique, le tout servi par le son impeccable du Café de La Danse.

Julien Pras

C’est devant un public clairsemé – dimanche soir oblige – que Julien Pras inaugure l’avant dernière soirée du festival. Seul avec sa guitare, le bordelais alterne les titres de Southern Kind of Slang (paru en 2009) et d’un nouvel album en préparation dont la sortie est annoncée début 2013. Julien Pras nous montre son attrait pour un picking que ne renierait pas Marcel Dadi. On remarquera sa façon acrobatique d’accorder sa guitare tout en continuant à jouer en même temps.

Quelques hésitations sur les nouveaux morceaux (Angel of Mercy, Seven More Hours) mais qui ne gâchent rien à la beauté de ces ballades. Malgré une légère timidité, le contact entre Julien Pras et le public passe très bien. Nous avons particulièrement apprécié Sweetest Fall ainsi que le morceau de son groupe Calc Swing Gang, qui mettent parfaitement en valeur sa voix.

Site : www.myspace.com/julienpras

SAmBA De La mUERTE

On reste dans une ambiance paisible à l’arrivée du jeune groupe SAmBA De La mUERTE, nouveau projet d’Adrien des Concrete Knives. Les cinq musiciens, dont la plupart a reçu une formation classique, proposent une musique mélodieuse avec une belle progression rythmique. On n’est pas si loin des envolées et retombées post-rock mais dans un univers très acoustique. On notera la présence d’un sansula (sorte de piano à pouce sur peau) ainsi qu’un harmonium. Malgré le peu de paroles associées à leur musique, les caennais chercheront à nous apprendre les verbes irréguliers Begin, Began, Begun et feront une reprise de Lykke Li. Pour ce deuxième passage à Paris, le chanteur, pieds nus, finira seul sur scène à genoux avec sa guitare pour nous livrer un dernier morceau plus sombre.

Site : sambadelamuerte.bandcamp.com

Wall of Death

Le Wall of Death est un mouvement de foule lors des concerts de métal pendant lequel deux côtés de la foule se jettent l’un sur l’autre. Même si le Café de La Danse était loin du pogo ce soir, le changement d’ambiance a radicalement opéré à l’arrivée du groupe : la batterie du trio parisien très présente a redonné de l’énergie à la salle désormais pleine. Aucun doute, il s’agit bien là d’un groupe de Born Bad Records (Yussuf Jerusalem, Cheveu, Frustration, …). Avec sa voix grave et envoûtante, l’atmosphère est devenue complètement mystique lorsque Gabriel Matringe s’est emparé de sa slide-guitar soutenue par un orgue psychédélique. La version du single Thundersky exécutée ce soir en est la preuve. Le trio, fan des Black Angels, nous montre qu’il a bien progressé depuis un an. Il finit sur un titre en apothéose qui aurait pu figurer sur Piper at The Gates of Dawn des Floyd.

Site : www.facebook.com/pages/Wall-Of-Death/125382850832399

Sleepy Sun

C’est à Sleepy Sun qu’est donné l’honneur de clore la soirée. Désormais sans la chanteuse Rachel Fannan (partie en 2010), le groupe signé sur le prestigieux label ATP Recordings présente ce soir leur troisième album Spine Hits sorti en avril, juste avant un passage au Point Ephémère en mai. La puissance dégagée par le quintet est impressionnante. Que ce soit sur les morceaux calmes ou enragés, les guitares vrombissantes et les percussions omniprésentes (claves, maracas et tambourins qui parfois complétent la batterie) parviennent à appuyer des titres parfaitement maîtrisés. Emmenés par un Bret Constantino en grande forme, Sleepy Sun peut donner un cours de rock psychédélique aux Français revenus les écouter après leur set. Trop court, forcément…

Site : www.sleepysun.net

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Chronique à quatre mains, par Julien et Capucine
Crédit photos : ©2012 Rory O’Connor
 
 

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