Villagers

À peine trois mois après leur passage au Point Éphémère, nous revoilà tous excités à l’idée de retrouver Villagers et son charismatique leader Conor O’brien. On vous prévient, on ne va pas pouvoir s’empêcher de faire la comparaison entre les deux concerts.

On pousse les portes de la salle, la Maroquinerie est pleine. Il va être difficile de s’approcher de la scène ! Conor nous gratifie d’un timide « bonjour et merci » en français puis entonne Grateful Song. Il a l’air malade, comme la dernière fois.

Les similitudes avec le Point Éphémère s’arrêtent là puisque nous l’avons senti moins enjoué, moins heureux sur scène qu’il y a trois mois. Est-il blasé ou simplement fatigué par son concert londonien de la veille ? Ou est-ce tout simplement nous qui ne bénéficions plus de l’effet de surprise ?

Cependant, les Villagers sont des pros et le démontrent par la justesse d’interprétation de leurs morceaux. La complicité entre le bassiste – Daniel Snow – et le guitariste – Tommy McLaughlin – est exceptionnelle. Cela fait plaisir de voir que les cinq Villagers forment un groupe soudé.

Au travers des 19 morceaux exécutés avec brio, les Irlandais nous ont transporté dans leur univers folk. {Awayland}, leur nouvel album, a été particulièrement mis en valeur.

Certaines chansons ont eu une résonance particulière. Notamment Earthly Pleasure et The Waves pour leurs rythmes inhabituels chez Villagers. Mais aussi, Nothing arrived pour sa mélodie et ses paroles percutantes.

C’est toujours avec plaisir que nous avons ré entendu les morceaux du premier album – Becoming a Jackal – dont le poignant The Meaning of the Ritual.

Lorsqu’il interprète The Pact (I’ll Be Your Fever), Conor O’Brien nous démontre que c’est bien lui le « master » et nous sommes tous ses « fevers ».

Villagers continue de gagner des fans. Ils se produiront en mai à La Cigale et il y a fort à parier que cela sera à guichet fermé.

Site : www.wearevillagers.com

Texte : Capucine & Julien

 

Luke Sital-Singh

Précédent l’arrivée des Villagers d’une petite heure, un jeune Anglais de 24 ans au visage adolescent prend possession de la scène de la Maroquinerie et impressionne la foule déjà amassée dans la fosse de la salle parisienne.

Seul avec sa guitare, Luke Sital-Singh égraine ses chansons d’amour avec une assurance et un supplément d’âme qui imposent le respect.

Celui que les Anglais comparent déjà (sûrement un peu rapidement) au Canadien Bon Iver, grâce en particulier à son sublime Fail For You, n’est certe pas là pour faire de la figuration.

Et si les morceaux ne marquent pas réellement par leur originalité, l’interprétation emporte l’adhésion de tous et donne envie de suivre ce précoce et talentueux songwriter. A garder à l’oeil donc !

Site : www.lukesitalsingh.com

Texte : BeB

 

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Crédit photos : ©2013 Benoît Barnéoud

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