The National @ Point FMR – 24/06/13 

Publié par le 2 juillet 2013

Lucky us

Bientôt 1 semaine que je tente de trouver les mots. 1 semaine à me repasser en boucle ces 85 minutes hors du temps, hors du monde, partagées avec quelque 300 privilégiés qui ont réussi, comme moi, à décrocher leurs précieux sésames dans les 30 premières secondes de leurs mises en vente sur le Net. 1 semaine à chercher des formulations poétiques et des descriptions compliquées pour retranscrire l’émotion qui nous a tous submergés ce soir là…

Alors que finalement, il suffit de dire les choses simplement : « C’était un putain de concert, joué par un putain de groupe, devant un putain de public !!! » . Au temps pour la poésie.

Mais que voulez-vous, quand le meilleur groupe indé du monde (dixit Bernard Yoda Lenoir) vient jouer dans une salle aussi intime que le Point FMR, suite à l’annulation d’une date en Turquie, et pour remercier un public parisien qui les soutient depuis leur début, il est inutile de faire dans la subtilité. C’était bon, c’était beau et après ça, je suis pas loin de penser que je peux crever tranquille…

Vous voulez tout de même des détails ? 1/ On mourrait de chaud 2/ Matt Berninger est monté à moitié bourré sur scène et ça ne s’est pas arrangé par la suite 3/ Même bourré, c’est le plus grand chanteur du monde 4/ Surtout quand il éructe les paroles de Squalor Victoria, comme autant de coups de poing que l’on se ramasse en pleine gueule 5/ Mais aussi quand il vous fout le frisson de bas en haut de la colonne avec les déjà classiques I need my girl ou Pink Rabbits 6/ Ou quand il fend la foule pour chanter Mr November au milieu du public, comme pour nous rappeler que The National, c’est avant tout un putain de groupe de rock.

On peut ajouter à cela que les frères Dessner ont été comme toujours les métronomes impeccables du groupe et que la setlist a fait la part belle au dernier album, Trouble Will Find Me, sans oublier les intemporels Alligator et Boxer, ni le plus récent High Violet.

Voilà. Le reste n’est que littérature…

Ah non… Attendez ! Une courte anecdote, pour vous donner une idée de l’ambiance incroyable qui régnait ce soir-là.

Alors imaginez : dernier morceau du rappel, le groupe entonne en acoustique Vanderlyle Crybaby Geeks, repris en choeur par l’ensemble de la salle. Et là, face à Matt, un mec lui tend son téléphone et hurle : « Sing for my girl! » Celui-ci, pas décontenancé pour un sou, s’empare du téléphone, et chante dans le combiné en déambulant sur scène.

Pendant ce temps, le bassiste tend le bras au jeune homme et le fait monter sur scène. Il passera le reste de ce dernier morceau au milieu de son groupe préféré, chantant, riant, se prenant en photo avec les musiciens… Instant magique. D’autant plus magique que, par un étrange phénomène de transfert, nous étions tous en cet instant précis ce jeune homme monté sur scène, tendant ce téléphone à Matt Berninger, exultant à ce bonheur que l’on n’aurait osé espérer une semaine auparavant.

Personne parmi les spectateurs n’a eu l’idée de monter sur scène, puisque nous étions tous sur scène, en osmose avec ce jeune homme et les membres de The National qui l’entouraient. Pendant ces quelques minutes finales d’un bonheur évidemment trop court, nous ne faisions plus qu’un, groupe et public, public et groupe…

NB : Un immense merci à Olivier, ainsi qu’à Jean-Philippe de Beggars, grâce à qui j’ai pu shooter cette soirée inoubliable !
 

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Crédit photos : ©2013 Benoît Barnéoud

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