Kumisolo

Tout le monde connaît aujourd’hui Paris plage, le Tréport du (pauvre) parisien privé de vacances. Pourtant, il est une autre plage urbaine qui permet de s’évader loin de la chaleur de l’été parisien. Là aussi, le sable et les transats sont présents, tout comme une très belle scène et un bar aux prix des plus raisonnables. De juin à septembre, on peut y découvrir tout un tas de groupes très fréquentables, tels les DIIV l’an dernier, ou Orval Carlos Sibelius le 18 août prochain (sélection tout à fait arbitraire et nullement représentative de la richesse de la programmation de ce lieu éphémère). J’avoue, un peu honteux, avoir toujours eu la flemme de me rendre du côté de la Porte de la Villette, aux confins de la ligne 7, pour découvrir ce petit coin de paradis qui jouxte chaque été la salle du Glazart. Erreur que j’ai enfin pu corriger en me rendant ce WE de Fête Nationale à LaPlage de Glazart.

Ce qui m’a enfin décidé ? La température plus que clémente. Surtout le fait que cela soit nos amis des Balades Sonores qui soient en charge du line-up. D’autant que celui-ci va me permettre de retrouver Kumisolo, artiste japonaise installée à Paris et que j’avais pu découvrir il y a quelques années au Point FMR. Son univers à la fois naïf et déjanté m’avait à l’époque séduit.

La soirée débute par Wilfried* et sa pop française minimaliste devant un public clairsemé. Je ne m’étendrai pas sur la prestation du groupe car je n’accroche à aucun moment à ce que j’entends. Je me contente de me concentrer sur mes photos que je prends les pieds dans le sable. Vient ensuite Kumi, accompagnée d’un unique guitariste. La jeune femme est fidèle à mes souvenirs : on la croirait tout droit sortie d’un manga avec son haut plastique à reflets et ses tennis à semelles compensées et lacets orange fluo ! Les chansons sont en partie issues de son nouvel EP, La Femme Japonaise, qui nous offre une musique pop acidulée et des paroles décalées et faussement naïves. Le regard mutin et drôle d’une jeune femme japonaise installée dans la Ville Lumière. Elle sera rejointe par Ricky Hollywood pour interpréter le tube La Chapardeuse, titre composé et interprété à 2 et qui fait souffler un léger vent de folie sur la scène de LaPlage.

Malheureusement, le public peu nombreux se contente de regarder le concert de loin, malgré les efforts de la Japonaise pour les faire s’approcher. Au point qu’elle finit par descendre de la scène pour rejoindre les spectateurs dans une danse folle et comique. Le concert se termine trop tôt à mon goût et ce goût d’inachevé m’incitera à surveiller les prochains passages de Kumisolo sur une scène parisienne afin de partager à nouveau l’univers singulier de la chanteuse.

La soirée se poursuit par le passage des Lillois de La Californie. Nom décalé pour un groupe qui l’est tout autant. Ils ont des gueules à défiler derrières Mélénchon, mais joue une pop funky et ensoleillée que ne renierait pas un certain groupe versaillais de notre connaissance. Big beat et second degré sont les ingrédients de ce groupe dont on vente les prestations scéniques de feu. Malheureusement, là encore, la discrétion du public nuira au concert. Comme pour Kumi, les invitations à s’approcher seront vaines. Dommage, les prétextes pour danser ne sont pas si nombreux ces temps-ci.

La soirée s’achève avec l’impression agréable que l’on a trouvé avec cette plage urbaine un endroit merveilleux mais un peu méconnu, pourtant parfait pour s’évader le temps d’une soirée d’été de la Capitale.

Pour découvrir la programmation de LaPlage pour les semaines à venir, rendez-vous sur le site du festival.

LaPlage de Glazart

Wilfried*

Wilfried*

Wilfried*

Wilfried*

Wilfried*

Kumisolo

Kumisolo

Kumisolo

Kumisolo

Kumisolo

Kumisolo

Kumisolo

Kumisolo

Kumisolo

Kumisolo

La Californie

La Californie

La Californie

La Californie

La Californie

La Californie

La Californie

La Californie

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Crédit photos : ©2013 Benoît Barnéoud

 

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