Wilsen – Sirens 

Publié par le 9 août 2013

Wilsen - Sirens

Après vous avoir fait découvrir le titre Dusk dans my playlist is better than yours – 58 – aout 2013, je me suis pas mal plongé dans Sirens, le 1er (mini) album de Wilsen. Fait rare à l’heure actuelle, le disque est sorti en juillet 2012 à New York mais seulement en avril 2013 en France… L’océan est parfois une grande barrière souvent raccourcie par la technologie et internet. Mais ça n’aura pas été le cas pour ce disque.

Toujours est-il, que le groupe nous livre aujourd’hui quelques titres passionnants où la jolie voix feutrée de la chanteuse Tamsin Wilson flotte entre sifflements et arrangements « aux petits oignons » pour nous enivrer et nous faire voyager dans notre imaginaire. Wilsen, c’est avant tout elle. Ça n’est pas sans rappeler une autre chouchoute récente, Elena Tonra de Daughter d’ailleurs.

L’album commence tout en douceur par une nappe instrumentale bientôt couverte par les premiers sifflements puis la voix toute douce de la chanteuse anglo-canadienne et ses arpèges de guitare. C’est le titre House On A Hill. L’intensité et la puissance des mélodies montent au fil de ce premier morceau. Puis les titres s’enchaînent toujours avec cette même recette d’arrangements simples mais parfaits, judicieusement choisis entre arpèges guitare folk, guitare électrique cristalline, percussions et une multitude d’autres sons discrètement disséminés.

Sur December, le 4e titre, on croit entendre comme une fragilité dans la voix. Mais c’est à partir de là qu’au contraire on commence à percevoir, de mieux en mieux, l’efficacité de la musique de Wilsen. Maintenant, ça n’est plus seulement Tasmin, mais bien tout le groupe, Dan Drohan (batterie & percussion), Drew Arndt (basse & glockenspiel) and Johnny Simon Jr (guitare & orgue) qui s’y mettent pour éclore avec le titre éponyme de l’album Sirens. Il s’agit d’un titre délicieusement folk qui dissone légèrement et finit par tirer du coté d’Ennio Morricone et du western. Bref, les sifflements sont de retours entre deux arpèges. Ils appellent ça de la « Dream Folk » . Ça colle assez bien avec l’ensemble du disque même si le titre Springtime nous réveille plutôt, tout en percussion et guitare saturée trémolo. Mais c’est seulement pour nous sortir de notre torpeur avant de replonger dans l’univers incroyable du dernier merveilleux titre clôturant ce maxi, Anahita.

Et si je devais situer la musique de Wilsen, je crois que je glisserais le groupe entre Daughter et Youth Lagoon, pas loin de Low Roar, avis aux amateurs. Enfin bref, je ne saurais que trop vous recommander d’aller écouter Sirens. Et bon voyage !

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Un titre : Anahita
La page facebook : www.facebook.com/WILSENmusic
Pour écouter l’album : rendez-vous sur deezer par exemple.

Bonus

Les amis de The Wild Honey Pie ont enregistré ce qu’ils appellent une buzzsesssion, 2 superbes prises studio des titres House On A Hill et Anahita.

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