Pour prolonger un peu ce moment exceptionnel qu’a été le lancement de Vauxhall And Us, a French tribute to Morrissey, nous avons réalisé de mini-interviews des artistes ayant participé au tribute. Cinq questions identiques pour chacun autour de leur lien à Morrissey, de la notion de French touch de la pop ou encore d’anecdotes d’enregistrement. Nous vous les livrerons par 3 ou 4 dans les jours qui viennent : elles vous réserveront quelques surprises !

Yules

Quelle place occupe Morrissey dans votre discothèque ?

Morissey est très présent dans ma discothèque par les albums des Smiths que j’affectionne pour la liberté, la poésie et l’ambiance d’une époque qu’ils diffusent, mais j’avoue n’avoir qu’un album solo de lui, Vauxhall and I, peut-être parce que s’il ne fallait en avoir qu’un seul, ce serait celui-là.

Quel est votre lien avec l’album Vauxhall and I ?

En fait, les prises de position, les remous et les provocations de Morissey en ont un peu fait la « Sophie Marceau » de la pop. J’avoue que ce côté de lui m’a un peu éloigné de sa musique, à tort. Du coup, j’ai découvert assez tardivement Vauxhall and I, j’ai tout de suite craqué pour cet album. Avec des trésors de chansons, comme peu savent en écrire.

Pouvez-vous nous raconter une anecdote liée à l’enregistrement de votre reprise ?

Choisir le titre n’était pas simple tant les bonnes chansons abondent dans ce disque. Dans Now my Heart is Full, on a l’impression d’entendre Lloyd Cole au départ, dès la première phrase, on sent que ça va être une claque, ensuite c’est l’envolée, et la difficulté pour nous a été de « désarranger » cette chanson pour revenir à l’essentiel. En fait, on a l’impression que ça va être simple de l’emmener ailleurs de son écrin d’origine mais ça a été plus difficile que ce que l’on pensait de se la réapproprier. L’ajout de cordes nous a aidé à conserver le côté « grandiloquent » du morceau tout en restant dans un registre intimiste qui nous correspond plus.

Si vous deviez résumer le blog à l’écoute en une phrase, que diriez-vous ?

Si vous en avez marre de la soupe que nous sert les médias de masse, à l’écoute déniche LA musique.

 Avez-vous le sentiment d’appartenir à une French touch de la pop ?

Pas du tout, nous n’avons très peu de contact avec les autres groupes français qui chantent en anglais et lorsque cela arrive, l’idée d’appartenir à une chapelle ou à une famille est bien loin. Nous sommes plus des gens de l’instant présent, nous prenons rarement de recul sur notre propre cas. Ce qui reste primordial pour nous, c’est la notion de plaisir de faire et de diffuser de la musique qui nous va. Si cela fait de nous des membres de la French-Touch de la Pop, pas de souci.

FAX

Quelle place occupe Morrissey dans votre discothèque ?

Morrissey et surtout les Smiths occupent une place importante. Nous possédons la plupart des albums des Smiths, quelques albums de Morrissey. C’est une des musiques que nous avons le plus écouté durant le collège et le lycée et qui ne nous a jamais vraiment quitté ensuite.

Quel est votre lien avec l’album Vauxhall and I ?

Il était moins évident au départ, c’est un album que nous avons peu écouté à sa sortie. Question de timing. A l’époque,  en pleine vague Nirvana et Sonic Youth,  nous écoutions  un peu moins de pop… Morrissey devait sonner un peu trop lisse à cette époque ! Du coup cette reprise a été l’occasion de le redécouvrir.

Pouvez-vous nous raconter une anecdote liée à l’enregistrement de votre reprise ?

Au début la reprise était beaucoup plus scolaire, et c’est en ressortant le vieux SH101 qui n’avait pas été utilisé depuis longtemps que le morceau a pris une nouvelle direction.

Si vous deviez résumer le blog à l’écoute en une phrase, que diriez-vous ?

Un beau site qui nous propose des découvertes musicales.

 Avez-vous le sentiment d’appartenir à une French touch de la pop ?

C’est une notion qui nous semble très abstraite.

Wolves & Moons

Quelle place occupe Morrissey dans votre discothèque ?

Morrissey occupe le siège du fond dans le noir sous le nom de The Smiths.

Quel est votre lien avec l’album Vauxhall and I ?

Aucun, je n’avais jamais écouté avant.

Pouvez-vous nous raconter une anecdote liée à l’enregistrement de votre reprise ?

Quand on m’a proposé de participer au projet j’ai tout de suite refusé. Quelques personnes m’ont un peu poussé puis A l’écoute m’a relancé. J’ai un peu traîné des pieds tout en me disant qu’à l’écoute avait toujours soutenu W&M et que je le leurs devait un peu. Au final, j’ai pris beaucoup de plaisir à réinterpréter ce titre, ça a été une super expérience. Je me surprends même à réécouter le titre maintenant. C’est pas pour autant que Morrissey fait parti de ma discothèque mais c’était chouette. Et sinon la flûte c’était une blague de mon cousin.

Si vous deviez résumer le blog à l’écoute en une phrase, que diriez-vous ?

Benoît (NDLR : bon, j’étais leur contact principal pendant la réalisation du tribute, hein, à l’écoute, ça n’est pas que moi…).

 Avez-vous le sentiment d’appartenir à une French touch de la pop ?

Je me sens plus proche du rap indonésien que de la french-pop. Bon, sans rire: ni mes influences ni mes compositions ne me font sentir proche de la french-pop.

A*Song

Quelle place occupe Morrissey dans votre discothèque ?

Une place de choix, en bas à droite.

Quel est votre lien avec l’album Vauxhall and I ?

Des souvenirs, des amis, les pistes de danse des club pop de Lyon.

Pouvez-vous nous raconter une anecdote liée à l’enregistrement de votre reprise ?

J’étais seul pour l’enregistrement de cette reprise. Tout s’est passé très vite, j’ai même pas eu le temps de renverser ma tasse de café.

Si vous deviez résumer le blog à l’écoute en une phrase, que diriez-vous ?

Je dirais qu’une phrase c’est un peu court.

 Avez-vous le sentiment d’appartenir à une French touch de la pop ?

Un peu oui. En tous cas j’ai l’impression de reconnaître cette touche chez d’autres artistes français alors je me dis qu’étant français je dois en être aussi.

 

Tags :

VOS COMMENTAIRES
Les commentaires sont fermés pour ce billet