Pour prolonger un peu ce moment exceptionnel qu’a été le lancement de Vauxhall And Us, a French tribute to Morrissey, nous avons réalisé de mini-interviews des artistes ayant participé au tribute. Cinq questions identiques pour chacun autour de leur lien à Morrissey, de la notion de French touch de la pop ou encore d’anecdotes d’enregistrement. Nous vous les livrerons par 3 ou 4 dans les jours qui viennent : elles vous réserveront quelques surprises !

Garciaphone

Quelle place occupe Morrissey dans votre discothèque ?

The Smiths ont toujours eu plus de place mais je suis tombé amoureux de quelques chansons de Morrissey et je crois que je les ai écoutées plus que les albums des Smiths au final…

Quel est votre lien avec l’album Vauxhall and I ?

J’ai découvert l’album sur le tard (début des années 2000) avec quelques morceaux qui m’avaient marqués à la première écoute : Now My Heart Is Full, I Am Hated for Loving.

Pouvez-vous nous raconter une anecdote liée à l’enregistrement de votre reprise ?

C’était malheureusement l’enregistrement le plus anti-anecdotique de notre vie : on a enregistré dans notre local de répétition et mixé à la maison. Je crois que l’élément le plus trépidant est que je me suis pris les pieds dans un câble à un moment. On a eu peur. J’aurais pu tomber.

Si vous deviez résumer le blog à l’écoute en une phrase, que diriez-vous ?

C’est un blog de musique fait par des passionnés et sans prétention (les deux plus grandes qualités pour un blog de musique à mon avis).

Avez-vous le sentiment d’appartenir à une French touch de la pop ?

Oui mais pas seulement, on se sent autant liés à des groupes français (beaucoup de ceux présents sur Vauxhall And Us) qu’à des groupes étrangers, ce qui compte c’est leur musique et leur discothèque.

Uniform Motion

Quelle place occupe Morrissey dans votre discothèque ?

Morrissey est présent dans ma discothèque à la lettre S, n’ayant que des disques des Smiths !

Quel est votre lien avec l’album Vauxhall and I ?

Aucun. Je ne l’avais jamais écouté en fait, ayant snobé Morrissey sans Johnny Marr !

Pouvez-vous nous raconter une anecdote liée à l’enregistrement de votre reprise ?

Au départ, je comptais faire une reprise simple à la guitare, ne connaissant pas très bien le morceau et n’ayant pas beaucoup de temps à y consacrer. Finalement, j’ai fait un titre sans guitare (ce qui n’était jamais arrivé dans l’histoire d’Uniform Motion).

Si vous deviez résumer le blog à l’écoute en une phrase, que diriez-vous ?

Des gens passionnés avec d’excellents goûts musicaux.

Avez-vous le sentiment d’appartenir à une French touch de la pop ?

Pas vraiment. N’étant pas français (même si les autres membres du groupe le sont, c’est moi qui réponds, haha) je n’ai pas le sentiment que le groupe appartienne à une scène French touch qu’elle soit pop, folk, ou métal des Pyrénées! D’ailleurs, nous avons plus de fans en Allemagne, en Espagne et aux États Unis qu’en France si j’en crois les statistiques d’écoute de nos albums sur Spotify.

Cependant, je ressens une appartenance à notre scène locale depuis quelques temps. Il y a beaucoup de groupes et de musiciens très doués et passionnés à Toulouse et je suis fier d’être un rosbif-toulousain d’adoption.

Swann

Quelle place occupe Morrissey dans votre discothèque ?

J’ai découvert Morrissey avec l’album You are the Quarry que ma mère avait acheté à sa sortie et que nous écoutions dans la voiture. J’ai ensuite beaucoup écouté The Smiths, et c’est toujours le cas. Je ne connais que peu la carrière solo de Morrissey, à part l’album Vauxhall And I que j’affectionne particulièrement – pour des raisons à la fois musicales et sentimentales ! Morrissey est un modèle, c’est un parolier et un chanteur hors-pair, qui n’a jamais peur du cliché ou de la caricature. J’aime beaucoup cet esprit jusqu’au-boutiste.

Quel est votre lien avec l’album Vauxhall and I ?

Ce n’est que lorsque je vivais en Angleterre, à 20 ans, que j’ai écouté l’album Vauxhall And I, dont Why Don’t You Find Out For Yourself, que j’écoutais en boucle le soir dans mon lit. J’ai donc un lien assez particulier avec cet album qui me rappelle beaucoup de souvenirs. Mais n’est-ce pas là le cas de tous les albums que l’on aime ?

Pouvez-vous nous raconter une anecdote liée à l’enregistrement de votre reprise ?

Il y en a plusieurs ! J’ai choisi le titre Moon River, que Morrissey avait déjà lui-même reprise pour la B-side de Hold On To Your Friends, car la chanson que je voulais reprendre, Why Don’t You Find Out For Yourself, était déjà prise. J’étais ravie de reprendre ce titre néanmoins, car c’est une chanson que j’adore. Pour l’enregistrer, j’ai voulu tenter des choses nouvelles et bousculer mes habitudes d’enregistrement. Il se trouve que je m’étais fait une tendinite au poignet en jouant de la guitare ; je ne pouvais donc jouer que du piano ; c’est pour cette raison que ma reprise de Moon River est basée sur cet instrument !

Si vous deviez résumer le blog à l’écoute en une phrase, que diriez-vous ?

à l’écoute, le blog avec de (très bons) morceaux dedans !

Avez-vous le sentiment d’appartenir à une French touch de la pop ?

A vrai dire je ne pense pas trop à cela et je préfère laisser le public répondre à cette question. J’essaie de faire une musique de qualité, que j’aime, avec mes influences françaises, anglaises, américaines, italiennes, indiennes, bretonnes, et c’est déjà du boulot ! Et comme disent certains, la musique n’a pas de passeport – cliché mais tellement vrai. Soyons comme Morrissey, n’ayons pas peur du cliché !

49 SWIMMING POOLS

Quelle place occupe Morrissey dans votre discothèque ?

Les Smiths sont mon groupe préféré de tous les temps. Etant né en 1967, j’ai pu vivre en temps réel cette passion dévorante, et ces quelques années à guetter chacun de leurs disques (et tous ces singles qui s’enchaînaient) furent formidables. L’achat du premier album (j’avais donc 16 ans) et quelque chose que je n’oublierai jamais. Reel Around The Fountain est dans mon top 5 chansons « ever« .

Quel est votre lien avec l’album Vauxhall and I ?

Très fort. Je trouve que c’est un disque remarquable, notamment par ses textes, et les climats, les ambiances, une certaine inquiétude dans l’air. C’est le dernier disque de Morrissey qui m’ait touché à ce point.

Pouvez-vous nous raconter une anecdote liée à l’enregistrement de votre reprise ?

Plus qu’un anecdote, une envie forte : on a voulu enregistrer en direct, en une seule prise. Et c’est ce qu’on a fait (trois ou quatre prises en fait, celle-ci doit être la 2ème, je crois).

Si vous deviez résumer le blog à l’écoute en une phrase, que diriez-vous ?

Amoureux, et néanmoins sérieux (dans les traitements).

Avez-vous le sentiment d’appartenir à une French touch de la pop ?

Non pas vraiment. Ou peut-être sans le savoir. On a fait le choix de travailler un peu à l’écart de tout, en totale indépendance, avec notre studio, notre label… Du coup c’est difficile de ressentir un quelconque sentiment d’appartenance…

 

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