Son Lux

J’aimais déjà beaucoup Son Lux en album. Avec Lost It To Trying, désigné par BeB en janvier comme le meilleur morceau de 2013, je n’avais pu passer à côté de Lanterns, le deuxième album de ce compositeur hors norme et discret.

Quand j’ai appris qu’il se produirait au Café de La Danse, l’une de mes salles favorites, j’ai donc réservé sans attendre, mais sans réellement savoir à quoi m’attendre. En effet, qualifiée d’electro, sa musique est également pop, parfois hip-hop. Difficile à définir en somme, et tant mieux. Un point commun : la sensualité énergique qui se dégage de chacun de ses morceaux, confirmée par les très belles vidéos qui accompagnent certains. Les échos de son concert au Mo’Fo étaient  également très encourageants.

Son Lux

Sa prestation au Café de La Danse le 26 mai a dépassé de loin mes espérances. Ce live fut d’une intensité rare aussi bien d’un point de vue musical que scénique. Dans l’obscurité, Ryan Lott, alias Son Lux donc, semble être seul sur scène. Il est en fait accompagné de nouveau d’un batteur et d’un guitariste qui apparaitront petit à petit. Lost It To Trying en ouverture donne le ton : le trio n’a pas de temps à perdre, n’a pas besoin de remplir ou de broder, le concert sera pro et efficace. Comme un fragment de vie dont il faut savourer chaque instant, sans en perdre une miette.

Son Lux

Tout est alors amplifié par rapport à la version studio : les beats sont accélérés, les cuts sont particulièrement marqués.  Des impros de guitare aux accents jazzy ponctuent certains morceaux quand ce n’est pas au tour de la batterie de montrer un visage plus rock et agressif. Le jeu de lumière s’adapte toujours parfaitement à l’atmosphère de chaque morceau sans jamais entrer dans la caricature ni trop en dévoiler. A quelques moments, Ryan Lott s’adresse au public, toujours avec beaucoup d’humour et de gentillesse comme quand il l’autorise à prononcer son nom à la française.

Son Lux

Tel un clin d’œil à l’éternel retour, le concert s’achève comme il avait commencé, avec Lost It To Trying, mais exécutée d’une façon différente, plus rapide et agrémentée d’une rythmique ska  jouée par Son Lux à l’aide d’un cylindre métallique que nous n’avons pas identifier. Après une salve d’applaudissement, Son Lux, désormais seul sur scène, offre une berceuse au public en signe de dernier au revoir. Quelques notes au clavier suffisent à sublimer sa voix à la fois si pure et éraillée par moment, toujours très sincère.

Son Lux

Encore une fois, Son Lux fut très professionnel, maîtrisant chaque seconde de sa prestation, attentif à chaque détail et aussi très à l’aise sur scène malgré son jeune âge. Mais ce professionnalisme ne l’empêche pas de faire preuve d’une grande générosité et de sincérité. Pour ceux qui n’auraient pu vivre ce moment, rendez-vous au Pitchfork Music Festival de Paris qui se déroulera du 30 octobre au 1er novembre, comme toujours, Grande Halle de la Villette.

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En concert au Pitchfork Music Festival à l’automne prochain (Paris)

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Crédit photos : ©2014 B. Barnéoud

 

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