Elephanz

Ce soir, La Cigale déborde de jeunes filles en mode groupies. Mais qui donc d’Abraxas ou d’Elephanz déchaîne à ce point les passions juvéniles ? Les deux ! Pas étonnant, l’un comme l’autre proposent des machines à danser imparables emmenées par de très bons bassistes et des musiciens beaux à vous faire battre le cœur à 200 km/h. La soirée confirmera la ferveur des jeunes filles en fleur pour les deux groupes.

Abraxas

Leurs influences rock 60’s 70’s, rock psyché, funk et électro donnent naissance à un nouveau style, la protodancepop, indique leur soundcloud. Le moins qu’on puisse dire, c’est que cette musique et ce groupe ne manquent pas d’énergie.

Abraxas

Le joli claviériste sautille d’ailleurs beaucoup derrière son clavier, ce qui ne l’empêche pas d’assurer des effets sonores hérités de grands frères comme Metronomy. Le chanteur, vêtu d’un kimono japonisant, saute aussi en rythme.

Abraxas

Mais le vrai héros du groupe, qui fait gambader ses comparses, est bel et bien le bassiste, placide mais terriblement efficace comme savent l’être les bassistes. Les lolycéeennes, si on en croit les cris stridents, adorent. Un titre à retenir : Glitch.

Elephanz

Elephanz entre en scène sous les cris de la gent féminine décidément très en forme. Serait-ce la chaleur d’une belle journée d’été qui échauffe les esprits ? La Cigale résonne en tous cas de sons aux fréquences vertigineuses.

Elephanz

Le groupe commence fort et enchaîne deux de leurs tubes : Do You Like My Song et Stereo. Les frères Verleysen sont parfaits dans leur rôles : le beau guitariste un peu ténébreux et le clavier un peu geek. Mais le bassiste fait lui aussi preuve d’un certain charisme en délaissant par moments sa basse pour aller prêter main forte au batteur. Antithèse du bassiste d’Abraxas, Thibaut est le plus sautillant du groupe Elephanz. Ce qui ne l’empêche pas d’être excellent, à la basse comme aux percussions.

Comme chez leurs prédécesseurs, les influences se bousculent chez Elephanz. On passe de l’électro-pop ultra contemporaine à la variété années 80, certains titres rappellent d’ailleurs l’ambiance de La Boum. Vic(toire) aurait sûrement fondu pour Jonathan et sa guitare.

Elephanz

Les titres plus lents font la part belle au jeu de guitare de Jonathan mais convainquent moins que les machines à danser électro-pop qui sortent du clavier de Maxime. Vers la moitié du concert, après quelques sérénades taillées sur mesure pour le public féminin en pâmoison, il s’écrie : « Fini les conneries, est-ce que vous avez envie de danser avec moi ? »

Bien sûr ! Soutenu par une ligne de basse impeccable, c’est reparti pour un tour. Le set alterne ainsi les ambiances et  maintient le public dans l’attente de leur plus gros tube qui explosera seulement comme dernier titre du rappel : Time For a Change.

Elephanz

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Crédit photos : ©2014 B. Barnéoud

 

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