Little Barrie

Fan du groupe Little Barrie depuis la découverte de leur premier album en 2005, We are Little Barrie, c’était la deuxième fois seulement que je voyais le groupe sur scène mercredi dernier. Ma première fois s’était déjà déroulé à la Maroquinerie. Malheureusement pour les fans de la première heure comme moi, on ne peut plus les entendre jouer aujourd’hui les excellents morceaux blues-funk-rock qu’ils composèrent ensemble au début des années 2000, notamment le très bon Free Salute, premier single de l’album à l’époque.

Je ne peux soit dit en passant que profiter de ce « report » pour recommander très fortement l’écoute de cette LP originel et celle de la première demo Shrug Off Love enregistrée par Barrie Cadogan alors que Little Barrie était encore un projet solo. Arrêtons-nous là sur le passé car malgré ces frustrations, cela reste toujours un plaisir de voir le groupe jouer en live, et cela avant tout parce que Cadogan, leur leader, est tout simplement un guitariste hors pair et qui plus est, doté d’une voix claire et puissante à la Liam Gallagher en mieux.

Little Barrie

Comme guitariste, il compte d’ailleurs à son actif des tournées avec des références comme Morrissey, Primal Scream ou Paul Weller. Les deux autres membres du groupe dans sa forme actuelle sont Lewis Wharton à la basse, présent depuis les débuts et Virgil Howe à la batterie, chevelu souriant et plein d’énergie qui rejoint le groupe en 2007.

Venus à Paris présenter leur nouvel album intitulé Shadows, le trio anglais attaque tout bêtement par le premier titre de l’album, Bonneville, un morceau qui dépasse bien les 5 minutes comme le sont la plupart des titres de leur nouvel opus. Produit par Edwyn Collins qui les avait déjà accompagnés sur les albums précédents, leur musique est aujourd’hui un rock plus franc qui tire parfois sur du psychédélique percutant tendance Black Angels.

Little Barrie

Les nouveaux morceaux, plus sombres que sur King of Waves, leur opus précédent, s’enchaînent ponctués de beaux moments de reverb et naturellement de solos de guitare. On regrette un peu que la balance ce soir-là ne mette pas plus en valeur la voix du chanteur. Malgré quelques protestations dans le public au début du set, le tire n’est pas vraiment rectifié par la suite. Heureusement, comme nous ne sommes pas là que pour la voix, nous oublions très vite ce contretemps.

La chanson Pauline jouée en milieu de set crée l’effervescence dans le public grâce à un riff de guitare particulièrement classe et identifiable dès l’introduction. Tout au long du concert les têtes s’agitent de haut en bas comme celles des personnages de la série That ’70s Show dans le générique. On ne peut pas s’en empêcher.

Little Barrie

Le groupe jouera quand-même l’entraînant New Diamond Love présent sur King of Waves ainsi que l’électrisant Surf Hell. En sortant de ce concert, on se dit que ce nouvel album pas forcément accessible à la première écoute vaut en fait la peine de revenir dessus et d’y passer un peu de temps. Et pour ce qui est du live, pas d’hésitations, je reviendrai l’année prochaine !

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Crédit photos : ©2014 Emilie.

 

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