Divine Comedy @ Nuits de Fourvière

La dernière fois que j’avais pu entendre le grand Neil Hannon, c’était quasiment au même endroit, juste à coté, à l’Odéon, en 2012.  Je vous avez tout raconté , et c’était extraordinaire. Pour cette nouvelle représentation, le show aura lieu dans le grand théâtre de Fourvière.

Neil Hannon commence par rendre hommage à Burt Bacharach qui lui succédera ce soir. Puis le groupe commence : clavier, guitare, basse batterie et violoncelle. C’est la nouveauté de ce set. Neil joue à nouveau avec un groupe et ça fait longtemps. Il enchaîne les titres, entrecoupés de quelques mots anglais ou français, comme toujours avec beaucoup d’humour. Et si le public aime à voir son crooner seul en scène, lui s’en plaint, comme s’il se sentait dès lors nu lorsqu’il pose sa guitare ou sans son piano pour se protéger. Il lâche d’ailleurs un petit « Next time ! ».

Quand arrive le titre At The Indie Disco, probablement ému de jouer en groupe devant nous, il en perd les mots. Et hop, yaourt sur les paroles ! Mais le public suit l’artiste et se laisse prendre par un léger claquement de main sur le rythme binaire de la mélodie pop du titre. La nouveauté aussi par rapport à ses sets solos, c’est qu’il joue et finit ses chorus. Il ne les siffle plus en s’accompagnant au piano. Non, il les égraine sur sa guitare. Autant, coté paroles, on a le droit au yaourt, autant coté guitare, même si le monsieur n’est toujours pas virtuose de l’instrument, il assume et envoie les lignes mélodiques.

Divine Comedy @ Nuits de Fourvière

The National Express finit d’emporter le public. Une bonne partie des gradins se vide sur cet ultime titre pour se déverser dans la fosse aller danser et approcher son chouchou. Ce soir, il nous aura servi une chouette compilation de ses meilleurs titres. De mon coté, je resterai un peu sur ma fin sans aucune nouveauté à me mettre sous la dent. Neil Hannon me lâchera seulement un léger espoir en nous balançant un « à très bientôt« . Franchement, on l’espère et on attend avec impatience un nouvel album !

Pour la suite, même si Neil Hannon a bien essayé de m’en convaincre, je resterai froid devant la prestation du « grand » Burt et son orchestre. Ca sent le show à l’Américaine, du genre de ceux qui nous laissent quelque peu dubitatifs, nous Français. L’orchestre commence et après une brève introduction, l’homme nous glisse quelques mots dans un mix de français et d’anglais. Puis le show commence, formaté, même les sons des vrais instruments sonnent comme des claviers ! Quand je tourne la tête, j’ai vraiment l’impression qu’il n’y a que des instruments électroniques sur scène. Et tous les morceaux sont joués en mode medley… Je n’aurai pas tenu très longtemps.

Divine Comedy @ Nuits de Fourvière

Crédit photos : ©2014 P. Monin

 

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