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J’avais découvert H-Burns avec son 4e et précédent album : Off The Map. Enregistré à Chicago par Steve Albini, il avait cette couleur typique du producteur américain qui a inventé le son de toute une génération (Nirvana, PJ Harvey, The Pixies…).

Pour son 5e LP, Renaud Brustlein a traversé cette fois un océan et un continent pour poser ses valises à Los Angeles dans le studio de Rob Schnapf, qui s’est fait connaître pour son travail auprès de Beck et Elliott Smith. Le résultat : un son plus pop, plus dense, plus émouvant également. La continuité dans un changement d’ambiance relativement radical par ailleurs.

Si Nights Moves ne se définit pas uniquement par ses influences, l’Isérois nous en avait malgré tout fourni les clés en mettant en ligne quelques reprises low-fi d’artistes chers à nos coeurs juste avant la sortie de l’album. The National, Elliott Smith, Neil Young, Cat Power ou encore Bruce Springsteen, autant de vénérables parrains et marraine revendiqués (auxquels j’ajouterais volontiers Simon & Garfunkel) dont on reconnait la marque sur les onze titres qui composent l’album.

Inspiré par les nuits de Los Angeles, Night Moves comportent quelques morceaux particulièrement marquants comme le Nowhere To Be qui ouvre l’album ou le titre éponyme Night Moves dont on imagine bien qu’il puisse accompagner une virée nocturne sur Mulholland Drive… In The Wee Hours semble également sortir tout droit d’un film de Linch avec la présence de cette voix caverneuse et son riff de guitare haché. Plus généralement, chaque titre possède sa propre cinématique qui fait de l’écoute une expérience quasi cinématographique.

Au final, ce cinquième album de H-Burns a tous les atours d’un classique, même si je lui reprocherais parfois un léger manque d’identité. Mais rien qui ne gâche le plaisir infini d’écouter et réécouter l’un des plus beaux efforts de ce début d’année 2015.

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Un titre : Night Moves
Le site du groupe : www.h-burns.com
Pour écouter l’album : via deezer par exemple.

Bonus

Vous aviez déjà pu entendre sur notre playlist la très belle reprise de Bloodbuzz Ohio de The National, voici celle non moins magnifique du I’m On Fire de Bruce Springsteen.

 

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