José González - Vestiges & Claws

José Gonzalez m’avait séduit il y a de cela quelques années grâce à une vidéo de la Blogothèque. On y voit l’homme à l’arrière d’un pick up. Et alors que le véhicule se déplace dans une ville à l’allure typiquement américaine, il chante son morceau, une simple guitare nylon entre les doigts. C’est Hints. Nous sommes en 2007. Nous sommes au Texas, à Marfa. Je suis subjugué à la fois par la beauté et le dépouillement de ces quelques notes de guitare et de cette voix au timbre légèrement nasillard.

Très vite je découvre le deuxième album de l’artiste, In Our Nature, et sa superbe reprise de Teardrop de Massiv Attack qui marquera durablement les spectateurs de la série House, et plus généralement les esprits.

Huit ans après sort Vestiges & Claws, troisième album solo du Suédois. S’il semble avoir pris son temps, González n’est pas resté inactif pour autant, puisqu’il a enregistré deux albums avec son groupe Junip.

Si j’ai toujours apprécié le jeu de guitare acoustique de José, je dois reconnaître que sur la longueur je m’essouffle vite à cause de son style trop marqué. Mais aujourd’hui, c’est différent, un peu à l’image de la vidéo du 1er extrait Leaf Off / The Cave. Il y a un côté plus ouvert que précédemment, moins autocentré. L’expérience du groupe aura peut être marqué le Monsieur. Du coup, s’il reste ce style toujours aussi identifiable, la composition s’est maintenant enrichie, les arrangements sont plus variés. Et cela fait déjà deux semaines que Vestiges & Claws, tourne quasiment en boucle chez moi, sans lassitude cette fois !

Dès le début de l’album, on découvre une véritable ligne mélodique à la guitare sur With The Ink Of A Ghost. Comme une nouveauté, la guitare n’est plus seulement un instrument rythmique, mais une véritable deuxième voix. Et elle accompagne parfaitement le chant de José González qui ose plus que par le passé.

Les titres qui suivent ont tendance à retourner vers la guitare plus rythmique que l’on connait bien. Mais le Suédois d’origine argentine y ajoute des ruptures, des mélodies qui se démarquent, s’élèvent, s’échappent de la routine de la guitare. Sur The Forest, on entend des vents (clarinette ou hautbois). Sur Every Age, le chant s’accompagne d’un percussionniste. Et tout au long de l’album, on retrouve ce groupe autour de notre guitariste. Doit-on encore parler d’un album solo, quand J. González semble désormais si bien entouré ?

Vestiges & Claws se termine sur un Open Book, exception notable à ce qui précède, tout en étant une véritable ouverture sur la suite. Le morceau est d’une absolue simplicité, guitare en arpège et chant. Un très grand morceau qui dévoile tout le talent mélodique de González, un petit chef d’oeuvre où le poète se met à nu. Un titre qui donne inévitablement envie de reprendre l’album depuis le début…

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Un titre : Leaf Off / The Cave
Le site : www.jose-gonzalez.com
Pour écouter l’album : rendez-vous sur deezer par exemple.

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En concert le 10 mars au Cabaret Sauvage.

BONUS

Retrouvez le magnifique Open Book en session acoustique pour une chaîne de TV suédoise.

 

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