Moh Kouyaté – La Guinée

Installée à Paris où il a rencontré sa future femme, Moh Kouyaté est avant tout guinéen, amoureux de ce pays qu’il chante avec tant de talent. Mais Moh est également un bluesman dans l’âme, de ceux qui font corps avec leur guitare et leurs émotions, comme le prouve ce titre qui n’est pas sans rappeler le Chan Chan de Compay Segundo, un autre merveilleux compteur comme lui…

Maya Kamaty – Ansanm

Connaissez-vous le maloya, ce blues de l’océan indien reflet des métissages de l’île de La Réunion ? Maya Kamaty en est la digne représentante et rencontre depuis la sortie de son premier album un beau succès tant dans son île d’origine qu’en métropole. Sa folk/soul, chantée principalement en créole, a également été reconnue par ses paires puisque elle est lauréate du Prix Alain Peters et du Prix des musiques de l’océan indien. De quoi vous donnez envie de découvrir l’univers de cette belle artiste en devenir.

Elias Vamvacoussis & Pavlina Konstantopoulou – Mesimeri

Découvert dans un restaurant sur l’île grecque de Milos, ce titre du duo Elias Vamvacoussis et Pavlina Konstantopoulou est la parfaite illustration de la modernité musicale hellène : quelque part entre la folk cuivrée de Beirut et la nostalgie de la musique traditionnelle grecque. Un très très beau morceau et un album, Ime Zen Ke Me Tarazis, à découvrir de toute urgence !

Empress Of – Agua Agua

La new-yorkaise Empress Of, aka Lorely Rodriguez, répond ainsi lorsqu’on lui demande pourquoi elle a enregistré une version espagnole de son tube Water Water : “I wanted my mom to be able to sing along in Spanish!” Tout est dit !

Omar Souleyman – Warni Warni

En quelques années, le musicien syrien Omar Souleyman est devenu une star bien au-delà des frontières de son pays d’origine. La recette du succès de cet ancien musicien de mariage ? Une version modernisée de la Dabka traditionnelle, une musique traditionnelle syrienne, et le soutien de l’excellent label américain Ribbon Music. De quoi donner envie à chaque futur marié(e) de s’inviter Omar à son mariage !

Aziz Sahmaoui & University of Gnawa – Yasmine

Aziz Sahmaoui a grandi à Marrakech, bercé dès son plus jeune âge par les musiques traditionnelles dont la ville est le creuset : chaâbi, Ahwache, Nass el ghiwane, Lemchahab et musique des Gnawas. Installé plus tard à Paris, il fait parti des fondateurs du mythique Orchestre National de Barbès et y développe un son unique, fusion de jazz et de musique nord africaine. Aziz a continué à développer un style unique au confluent des influences berbère, malienne et européenne et a produit deux albums solo aussi personnels qu’habités. Envoutant, au sens propre comme au figuré !

Terakaft – Karambani

Le blues touareg doit sa reconnaissance international au légendaire Tinariwen. Mais bien avant que le groupe n’accède à la reconnaissance internationale, il hébergeait en son sein des musiciens de grand talent qui auront choisi avec le temps de vivre leur propre aventure. C’est le cas de Sanou Ag Ahmed et de son oncle Liya Ag Ablil qui forment le duo central de Terakaft. Leur musique est une véritable invitation à la transe. Peter Gabriel les a accueilli dans le studio de son label Real World où le groupe a enregistré son dernier album Alone, mais c’est évidemment sur scène que ce blues du désert doit se vivre avant tout !

Bassekou Kouyaté & Ngoni Ba – Siran Fen

Le blues est décidément une musique universelle. Celui de Bassekou Kouyaté rejoint l’art du récit des Griots maliens. Virtuose du ngoni, petit instrument issu de la tradition griotique, Bassekou n’hésite pas à l’électrifier pour sublimer le groove d’une musique qui envoute déjà naturellement. Le blues est venu d’Afrique, il y est retourné avec bonheur !

Hayvanlar Alemi – Karecikler Dolmadan

Les Turcs de Hayvanlar Alemi développent un « heavy-rock » psychédélique instrumental sans concession. Bruyante et hypnotique, leur musique nous entraine sur des chemins noisy autrement plus attirants que nombre de groupes qui écumeront les festivals cet été…

Bachar Mar-Khalifé – Kyrie Eleison

Comme d’autres, Bachar Mar-Khalifé a fui enfant la guerre dans son pays natal, le Liban. Comme tous les déracinés, Bachar a grandi entre deux cultures, celle de son pays d’accueil et celle de ses ancêtres. Avec son 3e album solo, l’auteur-compositeur interroge ses racines et réconcilie les différentes facettes de sa musique, quelque part entre musique classique, électro et tradition orientale. Une fois encore la preuve de ce que le métissage est capable de nous offrir…

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