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Comme promis, nous étions aux Primeurs. Combattre le froid par la chaleur des salles de concert reste notre moyen préféré d’affronter la fin d’année. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le festival des premiers albums ne nous a pas vraiment pas déçu ! Cinq groupes par soirs, répartis sur deux salles, dans une ambiance intime. Cette année, le multiculturalisme était à l’honneur avec des groupes venus des quatre coins du monde. Mali, France, Liban, Corée, Italie ou encore Israël étaient au programme ! Avec un éventail de genres, de la musique traditionnelle à l’électro en passant par la pop.

Mercredi 28

Mercredi, une ouverture en fanfare avec Nach, dernière née du clan Chédid, chanson française pop. Arrivent ensuite The Wanton Bishops, groupe libanais, français d’adoption, et la soirée prends une autre tournure : blues rock à l’harmonica déchaîné, saturation puissante, chant grave et envoutant et batterie imposante ! Un son rustique aux refrains entêtants et à l’énergie communicative, qui donne forcément envie de taper des mains en chantant. Une fois réchauffé, le public peut s’arrêter au bar pour un vin d’une cuvée spéciale primeurs et se restaurer de crêpes, d’huitres, ou de plateaux de fromages.

Feu ! Chatterton @ Primeurs de Castres

On ira ensuite écouter les Feu ! Chatterton qui font en plus en plus parler d’eux. Chanson française poétique, un brin décalée, menée par la voix éraillée du chanteur. Dandysme au programme, on se balance au doux son d’un charango, petite guitare bolivienne et on susurre les refrains en chœur. Suivent les Forever Pavot, groupe parisien, aux cheveux longs et à la musique psychédélique. Un groupe qui comprend entres autres un claviériste passionné pour un moment hors du temps. La soirée se termine avec les Songhoy Blues, originaires du Mali, venus pour « taquiner le cousin ». Invitant à l’expression corporelle, la guitare électrique et paroles maliennes, font du concert un moment d’échange entre le groupe et le public.

Jeudi 29

L’année France-Corée a permis jeudi, d’accueillir les Jambinai. Cinq membres, des instruments ancestraux énigmatiques et une musique surprenante. Un son hypnotique au rythme lancinant que l’on pourrait juger comme un mélange de Massiv Attack et Sonic Youth. Le détournement des instruments pour un résultat post rock expérimental complètement foufou est très impressionnant ! Première gifle culturelle et musicale du festival ! Ce sera un sorte de funk jazz session pour la suite, avec les italiens C’mon Tigre. Des morceaux parfaitement orchestré dans les lesquels la douceur côtoie la folie.

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Changement complet d’ambiance pour le groupe suivant : Jeanne Added. Trio féminin complètement hypnotisant, c’est une performance visuelle que nous avons là. Jeux d’ombres & lumières accompagnent les chorégraphies de la chanteuse. Pendant ce temps, la batteuse et la claviériste rythment les paroles avec une musique rock et électronique. Un moment unique pendant lequel on a ferme parfois les yeux, mais pas trop, ce serait dommage de ne pas voir chacun des mouvements des filles. Des chœurs dans les morceaux, une voix claire, un chant en anglais font de Jeanne Added un groupe montant et on comprend bien pourquoi pendant le set. Changement de salle pour le groupe suivant, les marseillais de Husbands. Trio, masculins cette fois, à la bonne énergie, on se remue on se secoue pendant le concert. Chant enivrant, clavier futuriste et guitares enjouées, un bon combo pour un très bon concert ! Et on termine la soirée avec Kid Wise, un groupe toulousain à l’univers bien marqué. Plutôt dans l’indie pop, il nous emmène immédiatement dans des contrées lointaines et on termine le set essoufflé, plein de bonnes énergies à revendre.

Vendredi 30

La soirée de vendredi dans le désordre : les montréalais Betty Bonifassi nous on fait le plus grand bien avec une chanteuse joyeuse, communicative et de bonnes ondes à partager dans un genre plutôt blues. Esther Rada, groupe d’origine israélienne avec une chanteuse charismatique à la voix envoutante et des cuivres, il ne nous en pas fallu plus pour être enchantés. Des chœurs, des mélodies groovy, un héritage culturel présent… Tous les ingrédients étaient là et l’ambiance pendant le concert était au beau fixe.

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The Summer Rebellion, un duo belge, à l’assortiment instrumental original : accordéon et batterie. La voix grave du chanteur nous propulse immédiatement, ce fut à nouveau un coup de cœur. Mathieu Saïkaly ensuite, avec un son folk français rêveur. Enfin, Moh ! Kouyaté groupe guinéen à l’énergie fantastique et aux accents de blues, jazz et mandingue avec une guitare impressionnante. Entre deux concerts nous avons participé aux activités proposées par le centre, cette année décoré aux couleurs de Mondrian, une roue de la fortune ! Nous y avons laissés quelques plumes mais gagnés des friandises… Et une place de concert !

Samedi malheureusement absents, halloween oblige, nous n’avons pas pu assister aux concerts. On ne doute pas de la bonne ambiance de la dernière soirée et on vous conseille vivement les primeurs ! Avoir une longueur d’avance sur les prochains succès est une excellente occasion de découvrir le centre culturel Paul Bailliard, un lieu d’explorations musicales qui en plus de ce festival très intéressant bénéficie d’une bonne programmation à l’année. S’il vous est impossible de vous déplacer dans l’Essonne, c’est une chance, car pour la première fois le festival s’exporte ! Castres se situes dans les Midi-Pyrénées et d’après les échos que nous avons eu, l’esprit y était excellent aussi.

Elise & Grégoire

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Crédit photos : ©2015 Facebook Primeurs de Massy et Primeurs de Castres

 

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