Louise Roam

De retour au Divan trois jours plus tard, nous sommes accueillis par Louise Roam sous des éclairages bleutés. Seule sur scène derrière ses différents claviers, elle nous présente sa première chanson qui débute par un boum étincelant, guidée ensuite par sa voix langoureuse. Elle nous salue et avoue en souriant ne pas savoir trop quoi dire. Nous sommes sous le charme et on devine qu’elle est heureuse d’être là et de pouvoir nous montrer son travail, admirablement autodidacte.

Plus tard nous lirons qu’elle décrit sa musique comme des soundscapes, nous ne pouvons qu’approuver. Ses chansons sont en effet truffées de bruits tout droit sortis de la nature et on s’imagine très vite au pied d’une montagne, près d’un cours d’eau ou sur des plaines. On sent Louise Roam habitée par la musique dans ses gestes félins et nous sommes transportés de la même façon par ces sons aériens. Le concert se déroule en douceur et nous emmène gentiment, avec des tempos assez lents, vers des phases électros plus musclées. Les morceaux oscillent entre des sons saturés à la limite de la dub step avec des basses qui vous prennent aux tripes et des passages a capella puis rebelote plein gaz avec une avalanche de boucles de voix, de rythmiques alambiquées : pas mal !

Tuff Love

On sort de notre bulle pour les écossais de Tuff Love, trio à la formation classique et épurée : guitare avec peu effets, basse et batterie trois futs. Le concert commence avec une chanson à la mélodie franche et tout le monde est détendu. Quelques minutes plus tard, Julie Eisenstein nous avoue avoir oublié sa setlist, mais ce n’est pas un problème et le concert reprend de plus belle. La basse introduit souvent les morceaux et l’arrangement des voix fonctionne à merveille.

La voix lead est enfantine et parfaitement mise en valeur par les chœurs de son acolyte bassiste donnant à l’ensemble une délicieuse tonalité naïve de pop-rock / grunge bien mélodique comme les british en ont le secret. Le set alterne morceaux au tempo rapide qui donnent envie de danser et ballades, d’allumer son briquet. Tuff Love nous livrent un concert tout ce qu’il y a de plus conventionnel dans la forme, mais tout à fait charmant. L’ambiance est un brin mélancolique mais très rafraîchissante, on adhère de suite et on passe un très bon moment.

The Chikitas

Soudain, plus de chichis, la soirée passe à un autre niveau avec The Chikitas. Ni une ni deux, les deux jeunes suissesses nous embarquent dans leur univers furieusement rock. Avec sa guitare saturée au un nombre de pédales d’effets conséquent, sa voix puissante et son regard conquérant, Lyyn Maring s’accorde parfaitement avec la belle batterie et l’énergie qui semble inépuisable de Sakia Fuertes. On sent toute de suite qu’elles n’en sont pas à leur premier rodéo alors si vous aimez le rock’n’roll puissant servez vous !!

Le son de guitare bien gras nous fait immédiatement oublier qu’elles ne sont que deux sur scène. La batterie n’a rien à lui envier pour autant et fourni largement sa part du travail. Le concert se passe sans détours et on en a pour son argent. On danse on prend des pauses de rockers, c’est plutôt jouissif comme musique, oui ça fait du bien et ça joue fort. On voudrait connaître mieux les morceaux et surtout les revoir ! Pour une dose d’humour, vous pouvez aussi vous ruer sur le teaser de leur nouvel album.

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