Julien Baker par Jean-Marc Ferre

A tout juste 20 ans, Julien Baker nous a offert l’an dernier un premier album d’une force émotionnelle intense et rare, le superbe Sprained Ankle chroniqué ici même. Un disque bouleversant qui m’a profondément et durablement marquée. Impossible donc de manquer la venue à Paris de la jeune américaine et de ne pas profiter de l’occasion pour tenter de connaître un peu mieux cette artiste hors pair. Un rendez-vous a ainsi été organisé grâce à l’aide précieuse de Sean, son manager, dans un café du 12ème arrondissement, deux heures avant le tout premier concert parisien de la demoiselle, le 24 mai dernier. Une rencontre en tête-à-tête qui m’a révélé une jeune femme adorable et volubile, incroyablement touchante et sincère, et surtout bien décidée à croquer la vie à pleine dents ! Un moment d’échange et de partage que je ne suis pas prête d’oublier.

Bonjour Julien !

Julien Baker : Bonjour !

Tout d’abord merci beaucoup de nous accorder cette interview. Je suis une grande fan de ta musique et cela me fait vraiment plaisir de te rencontrer !

Oh, merci à toi ! C’est un grand plaisir pour moi aussi tu sais ! Je n’arrive toujours pas à croire que des personnes aiment assez ma musique au point de vouloir me rencontrer pour en parler. Donc merci à toi, du fond du cœur, vraiment !

Parfait ! Commençons par le début de ton histoire. J’ai lu que tu faisais de la musique depuis un certain temps déjà. Pourrais-tu nous résumer le parcours qui t’a menée là où tu en es aujourd’hui ?

Oui bien sûr ! J’ai commencé à écouter de la musique au collège. C’était du rock, j’étais vraiment à fond dedans avec les ongles vernis, le maquillage noir autour des yeux, toutes ces choses ! [rires] J’ai ensuite commencé à jouer avec des groupes, des groupes de punk essentiellement. Puis j’ai rejoint Forrister qui est le groupe dans lequel je joue toujours aujourd’hui. Nous donnions des concerts dans des villes de notre région. Je suis ensuite partie à l’université et là-bas un ami qui travaillait dans un studio m’a proposé d’enregistrer gratuitement avec lui. Comme mon groupe ne pouvait pas être là, je l’ai fait en solo, sans plan précis. J’ai sorti l’album sur Bandcamp pour 2 ou 3 dollars la copie.

C’est alors que Sean [le manager de Julien] m’a contactée et proposé de publier l’album de façon plus officielle et professionnelle. Je lui ai répondu que je faisais en fait partie d’un groupe, Forrister, et que personne ne s’intéresserait à moi en solo. Il a insisté et même si je n’y croyais absolument pas j’ai accepté d’essayer. Je me rappellerai toujours le jour où il m’a téléphoné pour m’annoncer que la NPR [National Public Radio = radio nationale publique américaine] allait diffuser mon single. J’ai raccroché en pleurant et immédiatement après appelé ma maman toute excitée à l’idée de lui apprendre la nouvelle ! Mais ensuite alors que les choses ont semblé commencer à décoller pour moi, j’ai commencé à douter. Je culpabilisais vis-à-vis du reste du groupe, pensant qu’ils m’en voudraient de mener ce projet sans eux. J’ai donc appelé le batteur pour lui demander ce qu’ils en pensaient et il m’a répondu qu’ils étaient juste fiers et super heureux et qu’en aucun cas ils étaient fâchés contre moi. Alors j’ai continué et me voilà ! Je n’aurais jamais pensé pouvoir un jour venir en Europe et faire tout cela, c’est fou, vraiment !

Du temps du groupe avais-tu déjà ce désir d’écrire tes propres chansons ?

Je ne pense pas que j’avais un réel désir insatisfait de faire cela.

Mais tu écrivais ?

Oui j’écrivais mes propres chansons. Mais pas parce que le groupe me freinait ou m’empêchait de le faire au sein du collectif. C’est juste que parfois tu écris des chansons mais elles ne correspondent pas au moment présent. J’ai donc mis ces textes de côté, comme ça, sans but précis. J’ai toujours écrit et joué dans différents groupes. Il y avait assez d’espace pour tout cela, les choses n’avaient pas à se faire exclusivement dans un cadre ou dans l’autre.

Julien Baker par Jean-Marc Ferre

Tes parents étaient-ils musiciens ?

Pas vraiment. Bon mon père avait acheté une guitare et m’a montré comment m’en servir. J’ai donc commencé à jouer en m’entraînant toute seule à la maison. J’ai également pris des cours de piano mais pendant très peu de temps. Mon professeur ne m’appréciait pas vraiment car je ne travaillais pas assez. Je jouais uniquement à l’oreille sans vouloir apprendre à lire la musique et cela ne lui plaisait pas. Alors je me suis formée moi-même. Mais mes parents étaient de grands fans de musique. Ils passaient sans arrêt des disques à la maison. Lorsque plus jeune je voulais aller à un concert, mon père m’accompagnait pour s’assurer que je ne risquais rien ! Il se retrouvait alors être le seul adulte au milieu de tous ces jeunes tatoués et percés de partout ! [rires] Curieusement cela ne m’a jamais gênée. Lorsqu’il a fait une apparition surprise au Bowery Ballroom pour mon concert à New York, j’étais tellement fière ! Lui et ma mère ont toujours été d’un soutien précieux !

C’est vraiment super !

Oui je sais !

En plus d’être une auteur et compositrice, tu es aussi une étudiante. Continues-tu à aller à l’université ?

Je viens de terminer mon semestre. Actuellement ce sont les vacances d’été. Mais je pense que je vais faire une pause à l’automne. J’ai bouclé la partie théorique de mon cursus en littérature grâce à des cours par internet. La dernière chose qui me manque pour totalement valider mon diplôme de professeur est la partie pratique, en école avec des élèves. J’ai essayé de le faire l’automne dernier mais c’est compliqué de mener les deux projets de front : donner des cours la semaine puis prendre un avion pour la Californie ou New York le week-end afin de jouer un concert, avant de retourner enseigner le lundi matin ! Je vais donc faire une pause pour consacrer tout mon temps à la musique.

Souhaites-tu enseigner un jour ?

Je pense que cela me plairait vraiment d’enseigner. J’adore ça. Adolescente j’ai été animatrice de colonie de vacances, j’aime les enfants. Donc oui cela serait vraiment chouette d’enseigner !

Tu as étudié la littérature. Est-ce que cela a influencé ta façon d’écrire ?

Oui totalement ! J’essaie de me nourrir autant que je peux de toutes ces façons différentes de percevoir la vie et les émotions que je trouve dans les livres. Cela m’enrichit intellectuellement parlant. J’ai le sentiment d’apprendre de nouvelles choses sur moi à chaque fois que je découvre un nouvel auteur et cela se retrouve ensuite dans mon écriture je pense, consciemment ou inconsciemment.

Julien Baker par Jean-Marc Ferre

Es-tu familière avec la littérature française ?

Voltaire ! Je plaisante souvent avec mes amis professeurs sur le fait que j’aimerais vraiment avoir un grand tatouage Voltaire et Cervantès ! J’ai déjà un tatouage Gabriel Garcia Marquez [Julien me montre alors son tatouage en 2 parties à l’intérieur de ses 2 poignets]…

C’est ton écrivain préféré ?

L’un de mes préférés, il m’est impossible d’en choisir un seul ! Et ainsi lorsque mes élèves se plaindraient du fait que Voltaire est un vieux monsieur pas cool, je pourrais leur montrer mon tatouage Voltaire et leur prouver que c’est super cool ! [rires] La lecture de Candide a vraiment changé ma vie. C’était incroyable ! Je crois que la traduction du titre est L’Optimiste, ce qui est assez ironique. Cervantès a écrit Don Quichotte et nous avons ce mot en anglais, « quixotic » qui signifie optimiste mais optimiste à l’extrême, au point où même si tout va mal dans ta vie et que tu le sais pertinemment, tu continues à y croire malgré tout. Il y a une dimension vraiment romantique et admirable je trouve dans cette attitude. Pareil pour Candide où il y a cette citation vers laquelle je reviens toujours lorsque je me sens vraiment mal et qui dit : « Je voulus cent fois me tuer, mais j’aimais encore la vie ». Je crois que j’ai pleuré lorsque je l’ai lu cette phrase la première fois. Bref, je pourrais parler de littérature pendant des heures, ne m’entraîne pas sur ce chemin dangereux ! [rires]

Haha, ok. Revenons donc à la musique ! A l’écoute de ton album je n’ai pu m’empêcher de penser à deux autres artistes que j’aime beaucoup : Sharon Van Etten et TORRES…

J’adore TORRES !

Moi aussi ! J’ai même réalisé ma toute première interview avec elle !

Waouh ! Elle est incroyable !

Es-tu d’accord avec cette comparaison même si les artistes en question ne viennent pas de la même scène que toi ?

Je suis totalement d’accord avec cette comparaison ! Adolescente je n’écoutais que du punk et pensais que tout ce qui n’était pas punk était sans intérêt. Puis j’ai grandi en tant que musicienne et appris à apprécier tous les styles. Lorsque tu aimes vraiment la musique, tu aimes un (e) artiste à partir du moment où sa musique est honnête et bonne, quelque soit son style. Cela n’a pas d’importance que ce soit du hip hop ou de la country ou quoique ce soit d’autre !

Julien Baker par Jean-Marc Ferre

Je suis totalement d’accord !

Et donc je suis une grande fan de TORRES ! J’ai adoré son premier album, celui avant Sprinter. La chanson Honey est la toute première que j’ai entendue d’elle.

Pareil !

Et oh mon dieu, quelle chanson ! J’ai joué avec elle à Chicago, j’ai été ajoutée en première partie à la toute dernière minute, je me sentais tellement honorée ! En allant dans la loge, je suis tombée sur elle et alors que je lui disais « Oh pardon, je ne veux pas te déranger » elle m’a répondu « Non, viens, c’est un espace partagé, tu as autant le droit que moi d’être ici » et elle m’a gentiment invitée à entrer. Quant à Sharon, c’est rigolo car la première fois où je l’ai rencontrée, elle m’a proposé de déjeuner avec elle, tu imagines un peu déjeuner à New York avec Sharon Van Etten ! Et elle m’a dit qu’elle allait également inviter son amie Mackenzie [Mackenzie Scott aka TORRES]. Mais nos téléphones sont tombés en rade et nous n’avons pas pu la contacter. Donc à Chicago TORRES n’a pas pu faire le rapprochement, j’étais juste la petite jeunette à la porte !

Excellent ! Y-a-t-il d’autres influences musicales dont tu te réclamerais ?

Connais-tu David Banzan ?

Non…

Ok. Il y a un groupe qui s’appelle Pedro The Lion et David Bazan en est le chanteur leader. Il m’a pas mal influencée. Et connais-tu Death Cab For Cutie ?

Oui bien sûr !

Ils ont été le premier groupe non punk que j’ai écouté. Je n’écoutais à l’époque que de la musique disons forte et rapide mais lorsque j’ai entendu Transatlanticism pour la première fois ce fut un choc, tout a changé. Ils ont vraiment beaucoup compté pour moi.

Julien Baker par Jean-Marc Ferre

Tes textes sont très forts et très personnels. Lorsque tu les as écrits, as-tu pensé à l’impact qu’ils pourraient avoir sur ton entourage d’abord puis sur le public en général ensuite ?

Et bien, au début, je ne m’imaginais pas que ce disque en solo me mènerait où que ce soit, j’étais persuadée que ma musique ne se ferait qu’avec mon groupe Forrister. Aussi lorsque j’ai sorti l’album sur Bandcamp, je pensais vraiment que seuls mes amis l’écouteraient. J’ai donc écrit toutes ces chansons comme ça, juste pour moi, sans vraiment réfléchir à la portée des textes. Et je suis finalement heureuse de ne pas y avoir réfléchi car si j’avais su ce qui m’attendait, je pense que j’aurais très certainement changé des choses, j’aurais sans doute été plus réservée dans mes propos. Mais s’il m’est difficile d’afficher ma vulnérabilité, je réalise que cela vaut totalement la peine lorsque des jeunes viennent me voir après les concerts pour me dire que ma musique les a aidés dans des moments difficiles de leurs vies. Il est bien sûr un peu embarrassant pour moi de partager des choses aussi intimes mais si ces choses font du bien aux autres, alors je pense que cela vaut le coup finalement.

Mais n’est-il pas un peu effrayant de s’exposer de façon si totalement nue et transparente ? C’est tellement courageux, je ne sais pas si j’en serais moi-même capable !

Et bien tu vois, c’est précisément la même chose pour moi, je ne suis pas sûre que j’en aurais été capable si j’avais tout su à l’avance ! Mais maintenant que cela est arrivé, j’ai le sentiment que désormais j’ai le droit, le permis d’être courageuse. Sans doute était-ce les plans du destin ou de Dieu, quelque chose comme ça.

Et il n’est pas trop difficile pour toi de chanter tous les jours des chansons qui te ramènent immanquablement à des moments douloureux ?

Je pense qu’il y a deux options. Première option : je peux chanter ces chansons tous les soirs, les laisser me ramener dans le passé et m’apitoyer sur mon sort. Seconde option : il y a la citation de ce poète que j’adore et qui dit que toutes les choses horribles de la vie ne demandent qu’à être vues sous un angle différent et courageux. Les choses a priori mauvaises peuvent en effet se révéler bonnes finalement. J’ai donc choisi de laisser les aspects sombres et tristes de mes chansons devenir des prétextes pour être positive et heureuse. Car oui toutes ces choses me sont bien arrivées mais si tel n’avait pas été le cas, je n’aurais sans doute jamais écrit ces textes et je ne serais pas ici aujourd’hui à Paris en train de parler avec toi, Laurence ! Dans le grand ordre des choses, tout a un sens et fonctionne pour notre bien en fin de compte.

C’est très beau ce que tu dis ! [rires] Pour parler de choses plus légères, c’est ta première fois en Europe, n’est-ce pas ?

Oui !

Comment te sens-tu ?

J’adore ça ! Je passe tellement de bons moments. Bon je ne dors pas beaucoup… [rires]

A cause du décalage horaire ou bien est-ce l’excitation ?

Bon et bien maintenant c’est l’excitation ! Mais il y a une semaine c’était aussi le décalage horaire [rires]. Imagine un peu, nous avons fait un voyage de plus de 30 heures d’affilée pour arriver ! J’ai d’abord pris un avion pour Richmond puis de là un train jusqu’à Washington DC. Nous avons ensuite pris un vol jusqu’en Islande où nous avons enchaîné avec un autre vol pour Copenhague. Une fois là-bas nous avons pris un train mais suite à un problème sur les rails nous avons dû prendre un bus qui nous a conduits à un autre train ! Lorsque nous sommes arrivés à l’hôtel, nous étions totalement épuisés ! [rires] Il était 11 heures du soir mais à ce moment là de l’année le soleil n’était pas couché parce que nous étions très au nord et mon corps ne comprenait plus rien du tout ! Mais bon après une bonne nuit de sommeil tout allait mieux ! Et maintenant si je ne dors pas c’est juste parce que je ne veux rien louper, pas une seule minute tu sais ! Je pensais ne jamais avoir les moyens de voyager et une nouvelle fois il semble que les plans du Destin sont extraordinairement bienveillants à mon égard. Je me sens tellement reconnaissante et chanceuse !

Et ce n’est que le début !

Je l’espère ! Mais tu sais, même si tout devait s’arrêter et bien dans tous les cas cela aura été beaucoup mais alors beaucoup plus que ce que j’aurais pu imaginer ! Je suis tellement reconnaissante de tout ce qui m’arrive !

Julien Baker par Jean-Marc Ferre

Y-a-t-il des endroits en particulier que tu souhaites découvrir ?

Sean étant déjà venu ici, il souhaite me montrer des endroits qu’il a aimés. Aujourd’hui il m’a ainsi emmenée voir le Sacré-Cœur qui est magnifique. De mon côte, il y a aussi des lieux que je souhaiterais visiter, notamment à Barcelone, car j’ai une spécialisation en littérature espagnole. J’aimerais ainsi aller dans le café où Picasso a fait sa toute première exposition, bien avant d’être connu. Je souhaiterais également voir la Sagrada Familia, l’œuvre de Gaudi, visiter un musée, m’acheter un t-shirt Viva Cataluña et manger une paella. Je suis tellement excitée à l’idée de pouvoir faire toutes ces choses !

C’est génial ! Mais il va te falloir du temps pour faire tout cela !

Nous restons là-bas pendant tout le Festival [Festival Primavera Sound]. Nous devrions donc avoir un peu de temps. Bien sûr nous n’allons pas beaucoup dormir car le soir je souhaite aussi assister aux concerts !

Tu dormiras une fois rentrée chez toi !

Exactement ! Comme je suis une grande consommatrice de café, l’un de mes amis m’a offert un écusson pour mon blouson où il est écrit « Je dormirai lorsque je serai morte » ! [rires] Il y a en effet tellement de choses à vivre dans une vie ! [rires]

Et quels sont tes plans pour l’après tournée européenne ?

Nous allons en fait tourner jusqu’à la fin de l’année.

Julien Baker par Jean-Marc Ferre

Repasseras-tu par l’Europe ?

Nous allons partir pour l’Australie en novembre je crois. J’ai trop hâte ! Nous allons aussi tourner aux Etats-Unis donc pour ce qui est de l’Europe je ne sais pas trop… Et puis j’espère avoir un peu de temps libre au début de l’année prochaine. J’écris sans cesse de nouveaux morceaux que je joue en concert. Je dois avoir 30 démos sur mon ordinateur et j’aimerais vraiment pouvoir les enregistrer. Donc ce serait bien que je puisse entrer en studio en début d’année !

Dernière question : aurais-tu une ou plusieurs recommandations musicales à partager avec nous ?

Lucy Dacus !

Oh je l’adore !

Nous avons joué ensemble à Washington DC. Je n’avais jamais entendue ses chansons avant Washington et je me rappelle qu’à l’écoute des paroles de Map On A Wall qui disent « I hope good comes from good and good comes from bad anyway », je me suis mise à pleurer toute seule en la regardant jouer. Sa musique est si belle, si forte ! Et nous avons tellement de choses en commun : les questions de spiritualité, de sexualité et de foi, les questions sur le genre aussi et la place des filles dans la musique rock. Nous sommes en fait comme les deux moitiés de la même personne. Nous avons le même bookeur et avons été approchées par le même label. Et lorsque je l’ai revue à Richmond j’ai su que nous fonctionnions exactement de la même façon. Notre plus grande peur à toutes les deux est ainsi de devenir un jour blasées et arrogantes. Nous voulons rester reconnaissantes, sincères et enthousiastes. Il y a tant de personnes qui font ce métier depuis longtemps et finissent blasées. C’est vraiment super de trouver une personne qui ressent les choses exactement comme toi, et c’est le cas avec Lucy. Nous sommes des âmes sœurs platoniques ! C’est une amie très très chère.

Tu dois à tout prix lui dire de venir tourner en Europe et à Paris car il y a des personnes qui l’attendent ici !

Promis ! Je vais lui envoyer un message dès que j’aurais du wifi !

Lucy Dacus ! Un choix parfait ! Merci beaucoup Julien !

Merci à toi ! C’était super !

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Crédit photos : ©2016 Jean-Marc Ferre.
 

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