Cléa Vincent @ FairParty #5 par Julien Duclos

Cinquième Fair Party le vendredi 20 mai au Café de la Danse avec une belle affiche tout en contrastes : les yéyé Juniore, la pétillante Cléa Vincent et les planants In the Canopy.

Juniore

Le look robe noire à col claudine blanc des Juniore, en rappelant les groupes très lookés type Chaussettes noires, plonge tout de suite le Café de la Danse dans une ambiance très 60’s. Côté musique, la guitare évoque plutôt les Stones et côté voix, Bardot ou Hardy.

Juniore @ FairParty #5 par Julien Duclos

Sur le premier titre, Animal, le phrasé évoque BB, période Harley-Davidson. La guitare est sèche, la batterie précise comme un scalpel, le synthé rétro à souhait. Malgré ce son sans complaisance et des paroles plutôt mélancoliques, le public accroche et rentre dans l’ambiance yéyé. Si bien qu’à la fin du set, conclu en apothéose par le titre Christine qui les avait révélées en 2013, le public en redemande. Plutôt rare pour une première partie.

Cléa Vincent

Bond en avant de 20 ans avec Cléa Vincent qui transporte la salle dans les 80’s avec son synthé un peu kitsch digne de Michel Berger. Les mélodies hyper dansantes, les paroles originales sur des thèmes universels font mouche. Le public se trémousse avec le sourire.

Cléa Vincent @ FairParty #5 par Julien Duclos

Elle avoue vite avoir chaud dans son blouson en cuir qui rappelle celui de Ryan Gosling dans Drive et demande l’air de rien à l’ingénieur du son de la « faire chanter juste ». Lio, La Boum, les titres évoquent par leur sonorités ou leurs paroles tout l’imaginaire fleur bleue de cette décennie, que Cléa incarne grâce à sa bouille de petite fripouille. Comme ses comparses de Juniore, Cléa Vincent termine par son tube, Château perdu. Joué sur un rythme plus rapide que sur disque, le titre devient implacable et pas une personne dans la fosse ne reste de marbre. Chouette.

In the Canopy

Après les 60’s et les 80’s, In the Canopy opère avec son rock progressif la synthèse : les 70’s. Leur entrée dans le noir complet installe d’emblée une ambiance onirique qui ne se démentira pas pendant le concert. Joaquim Müllner, le chanteur ultra charismatique, captive autant par le mélange de fragilité de sa voix et de l’animalité de son physique que par les gestes quasi chamaniques dont il accompagne les chansons.

In The Canopy @ FairParty #5 par Julien Duclos

Release party de l’album Talking monkeys, le set mêle harmonieusement les nouveaux titres plus rock et ceux plus folk des deux EP sortis précédemment. Le plus beau moment du concert est indéniablement le titre Nightfall : les danseuses du clip montent sur scène et leur danse qui évoque une parade amoureuse se fond dans les nappes de synthé envoûtantes. Autre beau moment de douceur, Waiting to die, pour lequel Joaquim Müllner est rejoint par Jim Rosemberg de Balinger. Jusqu’au dernier titre du rappel, ce curieux mélange d’animalité et de légèreté gardera le public sous le charme.

In The Canopy @ FairParty #5 par Julien Duclos
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Crédit photos : ©2016 Julien Duclos. Toutes les photos de la soirée sont disponibles ici.
 

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