Tous les articles de ‘Diotime

Sarah W. Papsun

A l’occasion de la journée de l’Europe qui a lieu chaque année le 9 mai, le Parvis de l’Hôtel de Ville de Paris s’est transformé, le temps d’un week-end, en salle de concert à ciel ouvert. A cette occasion, les Sarah W. Papsun, qui concluaient le festival après les passages remarqués de Griefjoy, Elisa Do Brasil et Natas Love You notamment, nous ont accordé une interview. Direction les loges pour un entretien avec Erwan Desplanques, le chanteur du groupe.

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Courtney Barnett @ Divan du Monde - 14/02/14

Chaque année depuis 17 ans, le festival Les femmes s’en mêlent braque ses projecteurs sur la jeune scène indépendante féminine. Séance d’ouverture du festival,  la soirée En attendant les femmes s’en mêlent avait convié cette année Mariam The Believer et Courtney Barnett en tête d’affiche.

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Nightmare On Wax @ Café de la Danse

Du cool, du groove, du roots et du lourd : Nightmares on Wax sur scène, c’est bon, c’est rond et c’est chaud. Pas étonnant que l’album qu’il soit venu présenter se nomme Feelin’good. Il aurait même pu orthographier ce dernier mot avec cinq « o ».

L’un des premiers artistes signés sur le mythique label Warp en 1991, Nightmares on Wax est un monstre sacré pour ceux qui, comme moi, ont eu leurs chocs électroniques originels dans les années 90. DJ Ease, ou encore George Evelyn pour les intimes, fut un des rares à mêler hip-hop, électro et influences jazzy à une époque où les styles musicaux se voulaient encore très compartimentés.

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Zola Jesus @ Café de la Danse - 04/10/13

Un peu sur le tard, j’ai connu Zola Jesus avec son troisième album, Conatus1, sorti en 2011. Quand on choisit Diotime2 pour pseudo, difficile de rester indifférente à un tel titre. Je ne me doutais cependant pas qu’il la définissait aussi bien et ce, bien au-delà de cet album.

Car, en effet, de la persévérance, Zola Jesus en a fait preuve ce soir d’octobre au Café de la Danse. La photo qu’elle avait postée quelques heures auparavant sur sa page Facebook laissait craindre l’annulation du concert. Miel, citron, Humex, Vocalzone, ail (oui, ail… rapport aux vampires et aux influences gothiques de sa musique sans doute) et ce commentaire « The show must go on ».  La jeune russo-américaine d’à peine 24 ans était visiblement souffrante.

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Suuns – Images du Futur 

Publié par le 29 juillet 2013

Suuns - Images du Futur

Plein sooleil

Suuns n’est pas un dérivé de l’anglais « sun » mais la traduction en thaï de « Zéroes », nom initial du groupe qui a dû être abandonné pour des raisons juridiques.

À l’écoute de leurs albums, que l’on pourrait qualifier rapidement, afin de les situer, de krautrock électro expérimental, on s’en doute. Et pourtant, malgré une noirceur visible dès les premières notes, il y a quelque chose de lumineux dans la musique de ces quatre garçons de Montréal. Rien de réconfortant ou de chatoyant, au contraire, mais plutôt d’éblouissant. Le clip d’Edie’s dream, extrait du deuxième album Images du futur paru cette année chez Secretly Canadian, pourrait servir d’illustration à l’album entier. Ces rayons de soleil perçant la surface d’un lac en automne reflètent assez bien la complexité, l’ambivalence et la richesse de leur univers.

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Woman in black

Chicalyoth, Kill for Total Peace et bien sûr, l’artiste californienne Chelsea Wolfe en tête d’affiche, la soirée qui s’est déroulée le 7 mai au Point Éphémère ne ressemblait guère à celle qu’à l’habitude de fréquenter à l’écoute. Dress code « all in black », sans être vraiment métal, l’ambiance se situait clairement du côté obscur de la force. Cependant, si cela avait été nécessaire, la présence du photographe Robert Gil aurait rassuré les boulimiques de concert que nous sommes : le Point F était bien, ce soir, « the place to be ».

Chicaloyoth ouvre le bal sans réussir à faire tourner les têtes. Certes, il est toujours impressionnant de voir une brindille guitare électrique à la main mais depuis PJ Harvey, il en faut heureusement plus pour faire une rock star. L’excuse de la jeunesse est probable.

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