Tous les articles de ‘Emilie

Shaggy Dogs

Le Café de la Danse n’est pas loin d’être plein ce soir-là. L’ambiance est joyeuse, voire presque familiale. Oubliés les concerts de rock indé au public de hipsters coincés. Ici tout le monde semble se connaître et se parle comme ils interpellent le groupe. C’est comme si les Shaggy Dogs qui jouent en première partie de cette soirée Soul & Rock étaient venus avec tous leurs potes. Il y a dans le public tous les âges.

Red, le chanteur qui n’a pas la langue dans sa poche, nous raconte mi-mécontent, mi-moqueur qu’une chronique les ait qualifié de groupe de quinquagénaires. Tous quinquas qu’ils sont, ils ne manquent pas d’énergie. A seulement quatre en scène, ils enflamment vite la scène du Café au son de leur fiesta blues’n’roll comme ils aiment à appeler leur style de musique, se moquant surtout des catégorisations qui sont légion dans le monde de la musique.

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Carolina Wallin Pérez

Comme pas mal de groupes des années 2000, Carolina Wallin Pérez commence dans la musique par myspace. Sa carrière prend véritablement son essor lorsqu’elle sort en 2009 un album de reprises d’un groupe de pop-rock suédois des années 90 très populaire dans son pays : Kent. Le single Utan dina andetag (Sans votre souffle) du même album la propulse très vite à la 30ème place des charts suédois. En version studio, cette balade rock chantée avec une guitare électrique bien nineties pour seul accompagnement, ne reflète pas vraiment ce que nous sert ce soir-là au Petit Bain la suédoise et c’est tant mieux.

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Avant un vendredi soir de février à la mécanique ondulatoire, on n’avait encore jamais vu à Paris le fabuleux Jacco Gardner. C’est à la flèche d’or que le hollandais fera sa deuxième apparition en France pour un envoûtant concert. Initialement programmé à l’Espace B, la maison de production du groupe (Alias) modifie le lieu du concert quelques semaines seulement avant la date retenue afin d’accueillir un plus grand nombre de spectateurs désireux de venir écouter ce garçon au succès croissant. Les murs de la vieille gare de la rue de Bagnolet font alors bien l’affaire. Accueillis au son d’une playlist psychédélissime où se succèdent merveilles des Pink Floyd, Zombies et autres groupes de cette belle période musicale, les heureux présents n’auront pas été déçu du voyage.

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Dans un éclairage scénique bleu, les cheveux gominés, pantalon rouge, chemise noir-gris, Eugene Mc Guinness entre sur la scène de La Maroquinerie en musique. Il sourit mais semble un peu nerveux malgré les applaudissements et les cris. Il déplace son support de micro là où il ne le gênera plus, il fait quelques pas à gauche et à droite en même temps qu’il lance un « hello », puis un « thank you » et puis il s’arrête. Quand il entonne Thunderbolt pour ouvrir son set, sa voix est éclatante et son regard sûr.

A seulement 27 ans, Eugene Mc Guinness ne manque pas d’assurance et il aurait tort d’en manquer. Après un premier EP sorti en 2007 qui donne déjà l’occasion à la critique de remarquer son talent avec les mots, il poursuit son chemin avec la sortie d’un premier album éponyme en 2008, lui-même suivi de Glue, album produit sous le nom de Eugene + The Lizards, et enfin en 2012, de The Invitation To The Voyage dont la tournée européenne s’achevait à Paris à La Maro ce 9 février.

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Flip Grater

Ce qui est sympa au Café de la Danse, c’est que comme le lieu est un peu intimiste, certains artistes se sentent à l’aise et en plus de s’exprimer par leur musique, se confient un peu au public entre deux chansons. La néo-zélandaise Flip Grater est de ceux-là. Arrivée à Paris depuis cinq mois, elle semble se plaire dans la capitale. Sa chance est en train de tourner nous explique-t-elle enthousiaste. Après avoir perdu trois guitares et deux téléphones depuis son arrivée sur le sol français, elle a retrouvé le jour même de son passage à l’Eldorado Festival, à dix-sept heures précises, la guitare qu’elle avait perdu douze heures plus tôt et avec laquelle elle a pu nous gratifier ce vendredi de quelques ballades indie-folk apaisantes après une semaine bien chargée.

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