Tous les articles de ‘A l'écoute, l'équipe’
Soirée Kütu Folk @ La Flèche d’Or – 20/01/12

Depuis 20 ans, la vitalité des provinces françaises en matière de rock n’a pas faibli. On connaissait déjà Bordeaux, bien sûr, Tours, Nantes, Lyon, Angers, Strasbourg, mais il faut aussi maintenant compter sur Clermont-Ferrand. Sans la réduire pour autant au folk sans relief de Cocoon ou au rock racé des Mustang, Clermont regorge de talents et c’est ce que le label Kütu Folk nous démontre si bien depuis son lancement en 2006.
Avec une machine à coudre pour emblème, le label avait pour ambition de ne chaperonner que des artistes préférant le cousu main au prêt-à-porter des labels classiques, des coups de cœur libres d’évoluer comme bon leur semble tant que c’est fait avec un peu de tripes et d’honnêteté. Pari tenu pour François-Régis (St-Augustine), Alex (The Delano Orchestra), Leopold Skin et Pastry Case, qui peuvent s’enorgueillir d’avoir su constituer un des catalogues les plus fascinants de ces dernières années.
Foster The People – Torches

On ne sait pas encore ce que la grande Histoire retiendra de l’année passée et de ses soubresauts politiques. En revanche on peut d’ores et déjà affirmer que 2011 ne sera pas célèbre pour son été. Gris et bas du front la plupart du temps, froid et pluvieux parfois, bref à oublier très vite. Et pourtant, une fois n’est pas coutume, la liste des summer songs était des plus réjouissantes : Cults, tUnE-yArDs, The Belle Brigade, tout partait bien. Au milieu de tout cela, un titre pop, Pumped Up Kicks, se faisait une place justifiée en radio pour enfin concurrencer les odieux Medhi et Charlie Winston et autres horribles Christophe Maé. Qui se cache derrière ce titre ? Trio en provenance de Los Angeles, les Foster The People se sont formés en 2009 autour de son chanteur et parolier Mark Foster. FTP c’est avant tout de la pop très catchy, parfois exubérante dont les sonorités rappellent celles de la pop synthétique des années 80. Torches est leur premier album.
She & Him – A Very She And Him Christmas

Noël avant l’heure
Au paradis du rock, les groupes et quelques grands musiciens ou duos masculins occupent l’écrasante majorité des fauteuils dédiés aux légendes. Heureusement, quelques couples ont émaillé l’histoire du genre pour donner un peu de gaieté dans cet univers presque trop uniforme. Il y eut bien sûr Johnny Cash et June Carter, Nancy Sinatra et Lee Hazlewood, Ike et Tina (du moins avant qu’il ne sombre dans une profonde crétinerie) et, plus proches de nous, les White Stripes et The Kills, deux groupes pour lesquels le monde était prêt à s’entretuer il n’y a pas si naguère. Parangons de la bande des « groupes en The », ils étaient surtout les rejetons spirituels plus ou moins légitimes du couple le plus sexy de la planète rock des années 90, Jon Spencer et Cristina Martinez.
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Youth Lagoon – The Year Of Hibernation

Il est des albums que l’on hésite un peu à faire découvrir car on aimerait bien les préserver des éventuelles critiques, les garder pour nous, se dire qu’on est bien, seul, dans cette bulle qui se forme autour de nous au fur et à mesure de leur écoute. On hésite aussi parce que c’est un peu donner aux autres une ouverture sur ce qui est parfois devenu quelque chose de très personnel voire intime à force d’écoutes répétées. Mais quel est l’intérêt de rester tout seul devant un paysage magnifique ?
The Year of Hibernation de Youth Lagoon fait partie de ces albums là.
Parler de The Year of Hibernation, c’est avant tout parler d’émotions. De la résonance qu’il a en nous, si puissante, étonnante, perturbante aussi…
A$ap Rocky – Deep Purple

The pretty motherfucker
What’s up ? Ca fait longtemps ! J’ai ouïe dire qu’on me réclamait. J’espère que c’est vrai et que vous faites du 90C. Ok, c’est bon j’arrête. Restons sérieux (mais si toutefois vous possédez cette caractéristique, n’hésitez pas à laisser votre e-mail dans les commentaires). Après ces longues vacances, je me suis dis qu’il serait plutôt cool de vous faire écouter le mec qui m’accompagne depuis tout ce temps. Je ne m’en lasse pas.
A$ap Rocky, dandy thug new-yorkais d’une vingtaine d’année, est “le” mec à surveiller de près pour la rentrée. Au début de l’été, sa mixtape Deep Purple rencontre un certain succès auprès de la scène Hip Hop pseudo indie quasi instantané ; composée de moins d’une dizaine de titres (souvent inférieurs à 3 minutes, c’est un peu léger mais ça marche) avec notamment Purple Swag (ne me demandez pas d’où vient le délire sur la couleur violette, j’en sais foutrement rien) et Peso (que vous pourrez découvrir plus bas). Lui et ses potes Clams Casino, Squadda B, MondreM.A.N et Main Attrakionz (vous conviendrez qu’ils sont assez balèze niveau pseudo) apportent un vent de fraîcheur plutôt agréable, histoire de dépoussiérer la East Coast, devenue assez médiocre ces dernières années.
Lykke Li @ La Cigale – 23/06/07

Lykke Li is a blessing
D’abord, un nom venu du froid et que personne n’a l’air de savoir prononcer exactement, Lykke Li. Certains affirment que c’est Laïkke Li. D’autres, pas du tout, que c’est Lokke Li car dans le Nord, le Y devient O….
Mais laissons là cette anecdote phonétique. Car il y a surtout et avant tout, une voix cristallisée, sculptée dans la glace des terres suédoises, qui souffle le chaud et le froid sur des rythmes exaltés. Lykke Li, 25 ans, vient de sortir un deuxième album, Wounded Rhymes, très attendu par un public enthousiaste, tant le premier opus Youth Novels avait conquis par son style fraîchement enfiévré.






