Tous les articles de ‘A l'écoute, l'équipe’
Lambchop – Mr. M

« Heureux les assoiffés de mélodies douces et changeantes, de cascades de cordes et de voix grave et apaisante, car ils ressentiront une joie intense ». C’est à peu près en ces termes que Jésus s’est adressé à la foule lors de son discours des Béatitudes. Curieusement, les Évangiles n’en ont retenu que huit, mais la neuvième était de loin la plus belle. On dit d’ailleurs qu’il la prononça après avoir écouté Lambchop. A-t-il pris la Delorean de Morin McFly pour revenir dans le passé et réécrire son discours ? L’Histoire ne le dit pas, mais ce qui est sûr c’est que le fils de Dieu a encore mis dans le mille sur ce coup-là. Car quand on écoute Mr. M, le nouvel album de Lambchop, une immense vague d’émotions nous étreint.
Jonathan Wilson @ Divan du Monde – 12/02/12

Chère Fender Stratocaster,
Pardonne-moi l’audace avec laquelle je t’adresse cette lettre, mais je suis tombé sous ton charme. D’ailleurs il y a de fortes chances que je ne sois pas le seul. Il faut te faire une raison, tu as le don d’envoûter les personnes qui t’écoutent. Et nous, misérables spectateurs, ne pouvons que gentiment jalouser ce grand échalas de Jonathan Wilson qui te prend tout contre son corps, le chanceux.
Ne t’offusque pas, belle Stratocaster, c’était pour lui pourtant que nous étions venus. Non, mes mœurs ne sont pas dissolues, je te rassure, cependant si l’on vient au concert, c’est surtout pour le nom du musicien et sa capacité à nous transporter dans son monde. D’ailleurs, quand nous t’avons vue ce dimanche, nous étions loin de nous douter de l’ensorcellement que tu allais projeter sur nous.
Frànçois & The Atlas Mountains @ Festival des Inrocks – La Boule Noire – 06/11/11

Il y a quelques jours de cela, nous étions au Café de la Danse pour assister à l’un des concerts évènements de ce début 2012, celui de Frànçois & The Atlas Mountains. Ça n’est pas la première fois que l’on voyait les Français sur scène mais quel chemin parcouru depuis leur passage en août dernier à Rock en Seine ! Une signature sur le très prestigieux label Domino Records et une prestation remarquée au Festival des Inrocks plus tard et les voilà consacrés nouveaux rois de la pop hexagonale. C’est ce fameux passage en novembre dernier à La Boule Noire, devenu depuis mythique, sur lequel PO a décidé de revenir. Moment magique, unique, dans une salle transfigurée pour l’occasion… Et sur les mots de notre talentueux rédacteur, quelques photos du Café de la Danse prises par votre serviteur. Vous y retrouverez également quelques clichés de l’excellente première partie d’alors que furent les This Is The Kit. Je vous laisse donc avec PO, Frànçois et ses compères. BeB
Nada Surf – The Stars Are Indifferent To Astronomy

Une fois n’est pas coutume, osons le lieu commun : le monde ne serait sans doute pas aussi supportable sans Nada Surf. Pour ses titres pied au plancher tout comme pour ses chansons doucereuses, on a rapidement hissé Nada Surf au rang de « meilleurs potes en musique ». La raison d’une telle bienveillance tient en un seul mot : Popular. Une bombe sale, une claque qui renversait tout. Rien de moins. Ceux qui n’avaient pas connu l’avènement des Pixies et de Nirvana obtenaient d’un coup leur signe de reconnaissance, leur hymne, leur avis de naissance. Et puis comment ne pas avoir de l’affection pour un groupe qui cultive avec autant de constance l’art de se brouiller avec tous ses labels, allant presque jusqu’au sabordage dès le 2e album ?
Soirée Kütu Folk @ La Flèche d’Or – 20/01/12

Depuis 20 ans, la vitalité des provinces françaises en matière de rock n’a pas faibli. On connaissait déjà Bordeaux, bien sûr, Tours, Nantes, Lyon, Angers, Strasbourg, mais il faut aussi maintenant compter sur Clermont-Ferrand. Sans la réduire pour autant au folk sans relief de Cocoon ou au rock racé des Mustang, Clermont regorge de talents et c’est ce que le label Kütu Folk nous démontre si bien depuis son lancement en 2006.
Avec une machine à coudre pour emblème, le label avait pour ambition de ne chaperonner que des artistes préférant le cousu main au prêt-à-porter des labels classiques, des coups de cœur libres d’évoluer comme bon leur semble tant que c’est fait avec un peu de tripes et d’honnêteté. Pari tenu pour François-Régis (St-Augustine), Alex (The Delano Orchestra), Leopold Skin et Pastry Case, qui peuvent s’enorgueillir d’avoir su constituer un des catalogues les plus fascinants de ces dernières années.
Foster The People – Torches

On ne sait pas encore ce que la grande Histoire retiendra de l’année passée et de ses soubresauts politiques. En revanche on peut d’ores et déjà affirmer que 2011 ne sera pas célèbre pour son été. Gris et bas du front la plupart du temps, froid et pluvieux parfois, bref à oublier très vite. Et pourtant, une fois n’est pas coutume, la liste des summer songs était des plus réjouissantes : Cults, tUnE-yArDs, The Belle Brigade, tout partait bien. Au milieu de tout cela, un titre pop, Pumped Up Kicks, se faisait une place justifiée en radio pour enfin concurrencer les odieux Medhi et Charlie Winston et autres horribles Christophe Maé. Qui se cache derrière ce titre ? Trio en provenance de Los Angeles, les Foster The People se sont formés en 2009 autour de son chanteur et parolier Mark Foster. FTP c’est avant tout de la pop très catchy, parfois exubérante dont les sonorités rappellent celles de la pop synthétique des années 80. Torches est leur premier album.






