Tous les articles de ‘Marianne

Raide neck

Micah P Hinson @ Café de la Danse Vous avez 5 minutes, là ? Non mais c’est parce que j’ai une histoire avec Micah P. Hinson. D’ailleurs à ce titre je me permets de le surnommer MPH : vous conviendrez que c’est beaucoup plus pratique. Et ça évite de le confondre avec l’autre, celui qui vit dans un monde bubble-gum en fantasmant sur Grace Kelly. MPH, lui, c’est plutôt du genre à cultiver son bourdon à coups de bourbon (whiskey américain fabriqué à partir de 51% au moins de maïs). Il est même né les pieds dedans il y a 28 ans, à Memphis Tenessee, avant d’être élevé au Texas où il gratouillera sur sa guitare en écoutant Sonic Youth, les Cure et Nirvana. Normal, quoi. Lire la suite de l’article »

Vol au-dessus d’un nid de coucous

Dirty Projectors @ La MaroC’est, je l’avoue, portée par la hype que j’ai pris ma place pour les Dirty Projectors. Histoire de dire que j’y étais et sans forcément attendre qu’on me le demande. Du groupe, je ne connaissais que le titre Knotty Pine figurant sur la compile Dark Was The Night. Et puis aussi le concert à emporter de la Blogothèque, où j’avais été certes séduite par les chœurs ululant des demoiselles du groupe, mais surtout refroidie par le jeu de guitare épileptique de Dave Longstreth, le leader de la formation à symptômes autistiques, dont les manifestations vocales ont légèrement tendance à s’apparenter au crissement d’une craie sur un tableau noir… Lire la suite de l’article »

Kwoon au 7e ciel – 05/09/2009 

Publié par le 17 septembre 2009

Comme à la maison

Kwoon au 7e cielLe 7e Ciel, késako ? Un nouveau bar à zik, une nouvelle salle de concert, un nouveau lieu de débauche pour soirées arrosées ? Que nenni, il s’agit juste de la plus petite salle de concert improvisée de Paris, ouverte seulement en été et pour cause : c’est sur la terrasse d’un immeuble parisien, au 7e étage et dernier étage (oui, d’où le nom). On y est très exactement, chez Damien, organisateur bénévole et généreux. Il est aidé dans sa tâche par les activistes du site POPnews, webzine dont l’interface austère – c’est un euphémisme – renferme des trésors d’érudition musicale et quelques concours sympatoches permettant de gagner des places pour assister à ces shows ultra-privés sur les toits de Paris.  Lire la suite de l’article »

We are ugly… but we have the music.

Leonard Cohen à Bercy – 7/07/2009 Leonard Cohen, c’est simple : je lui dois mon prénom. Une sorte de parrain d’adoption. Autant dire que ce mardi-là, accompagnée de mon père à qui j’avais offert une place pour son anniversaire (et effectué au passage une vidange de mon compte en banque), je me rendais à Bercy en mode réunion de famille, limite à me demander ce que faisaient tous ces gens dans mon salon. Et j’avoue : j’ai eu peur que la taille de l’endroit n’étouffe la présence de papi Cohen, 74 ans au compteur et plutôt spécialiste du registre intimiste… Trois heures plus tard, tous mes doutes envolés, je n’ai jamais été aussi fière de m’appeler Marianne. Lire la suite de l’article »

Beach Pop

1973 au Point FMRAssister au premier concert d’un groupe, c’est émouvant. Surtout quand c’est un bon premier concert, que la salle est à fond et que, cerise sur le gâteau, vous réalisez le lendemain que vous étiez à la fac avec le chanteur. (Nicolas, si tu me lis, j’ai toujours ton CD de Me’shell Ndegeocello. Mais faudra venir le chercher – je suis dans l’annuaire.) Du coup forcément, je vais être gentille avec les quatre Parisiens ascendant Versaillais de 1973, même si j’ai aimé en vrai. Parce qu’ils sont en devenir, qu’ils vont aller loin et que j’ai bien envie de les suivre un petit bout de chemin. Lire la suite de l’article »

La cantatrice Chauve

Fredo Viola au Café de la DanseÇa vous est déjà arrivé, de tanner tout le monde pour vous accompagner à un concert et finalement d’en ressortir en vous excusant ? Moi pas plus tard que le 22 juin dernier, lorsqu’après avoir réussi à motiver deux amis pour aller voir Fredo Viola au Café de la Danse à base de « Tu vas voir c’est génial, en plus c’est pas cher et la salle est sympa », je suis passée totalement à côté du show, râlant, soufflant et cherchant une poutre à laquelle me pendre à l’orée du 2e rappel.

Alors pourquoi (oui pourquoi) cette bonne vieille sensation de déception, sachant que sur CD, The Turn m’avait littéralement retournée ? Parce que je m’attendais à autre chose, après avoir entraperçu le Fredo le 22 avril dernier à la Cigale, en première partie de Peter Von Poehl. Arrivée à la bourre, je n’avais saisi de son set qu’une fabuleuse reprise du Downtown de Petula Clark. J’étais repartie de là avec l’énervante sensation d’avoir raté le clou de la soirée, d’autant que l’ennuyeux Von Poehl qui passait juste après m’avait fait regretter d’avoir oublié mon sudoku au bureau.

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