APRÈS TOUT LE MONDE :: du vieux, rien que du vieux

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Entre Emily Jane White et la France (et moi !), le coup de cœur fut immédiat et la belle histoire musicale qui en résulta ne s’est jamais démentie depuis la sortie du tout premier album de la jeune femme il y a 8 ans déjà. Du folk sombre et dépouillé de Dark Undercoat à la pop envoûtante de Blood/Lines en passant par les échappées électriques de Victorian America et les superbes arrangements de cordes de Ode To Sentience, la californienne d’Oakland a continuellement su se renouveler et provoquer le plaisir irrésistible de l’écoute. Alors que son cinquième album, le superbe They Moved in Shadow All Together, est paru chez nous fin avril chez les Bordelais de Talitres, et cet été aux Etats-Unis, l’occasion est trop belle de venir écrire quelques mots sur cette artiste discrète au talent rare.

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Heather Woods Broderick - Glider

Le nom n’est peut-être pas encore familier pour tous. Mais le visage et la voix d’Heather Woods Broderick ne peuvent être totalement inconnus aux amateurs de bonne musique. Car c’est un fait, l’Américaine de Portland présente un carnet de collaborations plutôt impressionnant : citons, entre autres, Horse Feathers, Efterklang, Alela Diane, et bien sûr Sharon Van Etten, que la jeune femme accompagne depuis maintenant plus de trois ans, formant au passage l’une des plus belles associations musicales de ces dernières années.

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Merz, moi et son camion

Je ne crois pas que j’arriverai à trouver les mots pour exprimer toute mon admiration pour Conrad Lambert aka Merz. Son premier album éponyme sorti en 1999 (l’artiste a alors 18 ans) fut un véritable choc musical pour moi. A l’époque où la trip hop règne en mettre sur mes platines, ce disque réussit la synthèse parfaite entre électronique ludique et pop exigeante. Malgré un certain manque d’homogénéité de l’ensemble, probablement dû à la jeunesse de son auteur/compositeur, Merz impressionne par sa maîtrise du son et des harmonies. Toutefois, si ce premier album reçoit ce que l’on appelle poliment un « succès d’estime », cela n’empêche pas son label Epic de lui rendre alors son contrat.

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Trick AND Treat

Il y a presque 2 ans jour pour jour nous vous parlions au détour d’un post du premier album des Dead Man’s Bones. Un simple paragraphe et une vidéo qui ne faisaient pas suffisamment honneur à un effort qui aurait largement mérité d’apparaître dans notre top 2009 (et qui en fut étrangement absent…).

Peut-être qu’à trop vouloir évoquer fantômes, esprits et autres créatures de l’au-delà, les Dead Man’s Bones auront été pris à leur propre piège, disparaissant sans bruit dans les limbes d’une production musicale par ailleurs particulièrement riche cette année-là (Local Natives, The XX, Ramona Falls et Mumford & Sons pour ne citer qu’eux).
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Saviez-vous que Thom Yorke – oui, le même que celui de Radiohead, ce nabot génial désormais inscrit au patrimoine mondial du rock et que l’on continuera certainement d’apercevoir vivant bien après sa mort – saviez-vous donc que Thom avait un petit frère prénommé Andy ?

Andy a depuis petit 2 passions : la Russie et la musique. Pour assouvir la première, il en apprit la langue, y fit de nombreux aller-retours pour finir par y devenir traducteur pour Greenpeace en 1995. Pour assouvir la seconde, il monte en 1993 avec son pote de bahut, Nigel Powell, un groupe dont ils piquent le nom à un film de Hal Hartley : The Unbelievable Truth (le The est en option).

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Sting - The Dream Of The Blue TurtlesNous avions créé au lancement du blog une rubrique Après tout le monde qui devait nous permettre de parler d’albums plus anciens, qu’il s’agisse de disques qui ont construit notre culture musicale ou de chefs d’oeuvre du passé découverts sur le tard. Mais l’actualité est telle qu’elle ne nous a jamais laissé le temps d’entamer ce que l’on pourrait décrire comme notre discothèque idéale (pour paraphraser un agitateur bien connu). Mais le flot de nouveautés étant un peu moins dense en cette fin d’année, je me lance enfin. Je ne suis pas allé chercher l’inspiration bien loin puisque c’est Taratata qui me l’a offerte sur son plateau en mettant à l’honneur Sting, à l’occasion de la sortie de son dernier album If On A Winters Night. Mais moi c’est bien à son tout premier album solo que je vais m’intéresser. Lire la suite de l’article »