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Anna Calvi @ Nouveau Casino - 24/06/10

Ces derniers jours, nous avons vu réapparaître plusieurs de nos petites chouchoutes : Anna Calvi, Agnes Obel, Poliça ou encore Oh Land, toutes nous ont livré les premiers extraits de leurs opus à venir cet automne. Il n’en fallait pas plus pour que l’on vous propose cet En Vrac Spécial Revenantes !

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Agnès, je me souviens, tu m’avais planté alors que je devais aller t’écouter à l’Épicerie Moderne. J’avais pas tellement apprécié. Nan, mais c’est vrai, c’est quoi cette façon de se décommander au dernier moment. Ça se fait carrément pas ! M’enfin, je suis pas trop rancunier (j’ai été remboursé) et j’ai quand même très envie d’aller t’écouter sur scène. Alors quand j’ai vu que tu venais jouer de nuit, en plein air, je n’ai pas tellement hésité…

Voilà, en ce lundi caniculaire, je viens m’assoir au 3e rang après avoir retrouvé le cadre antique du théâtre de Fourvière. Ce soir, ça se passe dans l’Odéon, le petit théâtre juste à coté, et c’est complet. Pourtant, je me retrouve sans aucune difficulté au pieds du piano, tout prêt à t’aduler. Et je ne sais même pas encore à quel point ! Juste le temps de finir ma bière et te voilà, toute simple, très belle pourtant et tu nous racontes ton histoire. Pas très drôle d’ailleurs, avec la compagnie aérienne qui vous a mises en retard et qui a perdu vos bagages, mais ça explique bien la  simplicité de vos tenues toutes noires, à ta complice et toi. Mais ça ne colle que mieux à la sobriété de la soirée qui s’annonce. Sur scène, uniquement ton piano et un violoncelle, et pour chacune un micro. Et ce soir, comme après l’avoir annoncé,c’est une soirée spéciale dédicace. Chacune à votre tour, Il y en a pour chaque titre : à la directrice de Fourvière qui vous a apportée sa garde robe, à la gentille compagnie aérienne qui vous a planté, au taxidriver, au public…

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Du feu sous la glace

Agnes Obel aime à brouiller les pistes : elle est née danoise mais vit à Berlin, cite Roy Orbison en référence là où on attendrait Joanna Newsom, nomme son premier album Philharmonics alors qu’on y entend essentiellement sa voix cristalline et le piano dont elle joue depuis sa plus tendre enfance… C’est peut être une façon pour la jeune femme de vous mettre en garde sur sa musique : ne vous fiez pas aux apparences, ne vous en tenez pas à la première écoute !

Et en effet, sous des abords simples et semble-t-il convenus, se cachent des mélodies d’une finesse et d’une richesse infinie. La simplicité, bien que réelle, est en fait le moyen utilisé par l’artiste pour capter (capturer ?) l’attention de l’auditeur tout au long de l’album. Lire la suite de l’article »